ï84 Recherches sur l’origine « prochent les fondions effentielles de la Chirurgie, » c’effc-a-dire l’ufage des mains. Dans cet Art qui fup- » pofe tant de connoiffances, ils ne voyent qu’un » Art méchanique ; leur vaine délicatefle voudroit » attacher une efpece de honte à nos opérations, » aufquelles tant de Rois, tant de foutiens de l’Etat, » plufieurs même d’entre vous doivent la vie 6c la » fanté. La Faculté des Arts, qui nous a adoptés, » devroit au moins nous regarder d’un autre œil, ôc » vous défabufer de ce prétendu méchanifme. Mais fi » dans l’efprit des Médecins la raifon ne fixe pas le rang de la Chirurgie , il doit y être fixé par les loix : Or , » cet Art a été aflocié par nos Rois aux Arts libéraux.
* » Les maladies externes font non-feulement founii- » fes à nos mains ; mais la raifon 6c l’ufage nous » livrent comme des chofes inféparables l’intérieur w avec l’extérieur des corps malades. Ces droits fi an- ciens doivent donc nous rapprocher des Médecins, » comme leurs fonctions les rapprochent de nous » quelquefois ; car ni la vraye Médecine ni la Chi- » rurgie, ne font point formées par de vaines fpécu- » lations. Les Médecins ne voudroient pas fans dou- » te fo regarder comme des êtres penfaris, qui fe croi- » roient avilis par l’ufoge des mains 6c des fens‘> car » la Médecine ne leur demande-t’elle pas fouvent » le fecours de leurs propres mains > Ne faut-il pas >> qu’ils les portent dans les entrailles, fur le foye, fur » les autres vifcéres, pour s’affurer du dérangement >» de ces parties ? N’appliquent-ils pas les doigts fur le » pouls ? Leurs yeux n examinent-ils pas curieufement » Jes excrémens des malades? 6c dans les prétentions,
» des