i %6 Recherches sur l’origine * elles pas être puifées chez les Maîtres qui les pofle-* w dent? Les Théologiens ne font-ils pas les feuls inter- prêtes de la Religion ? N’efl-ce pas aux feuls Jurif- confultes à débrouiller les loix? Dans tous les Arts* l’exercice ne donne-t’il pas le droit de les enfeigner ? » Par conféquent ne fera-ce pas l’exercice feul de la Chirurgie qui formera nos Maîtres ? Des hommes étrangers à cet Art pourront-ils en développer les » préceptes ? Un Chirurgien occupé feulement de fpé-, :» dilations feroit un guide dangereux pour nos éléves > » des Médecins qui ne font pour l’ordinaire que des fpe- *> éfateurs de nos opérations, en connoîtront-ils mieux » les difficultés? Pourront-ils nous inftruire de ce qu’ils » n’ont jamais pratiqué? Ne feroit-ce donc pas un ren- » verfement de l’ordre que de leur livrer nos Ecoles où » ils ne peuvent étaler que des livres, Ôc de nous ban- » nir de nos Chaires où nous fommes placés par les droits mêmes de l’Art, qui nous érige en Maîtres?
» Après s’être donné libéralement le nom de Mar- « très „ les Médecins s’attribuent une fupériorité que » nous leur refufons. Comme ils ne peuvent la trou,- » ver en eux-mêmes, c’eft en nous qu’ils en cherchent àf les fondem.ensLc’eft nos mains, félon eux, qui ont » formé notre joug. Nos fermens, ( 4 ), difent - ils ÿ
tabes , exhibé a Aîonfieur le Refteur » & déclarant qu'ils entendoient faire ledit ferment feulement entre les mains de Monfieur le Refteur. Ce ferment n’étoit autre chofe que le ferment des Bacheliers » & i! n'étoit fondé que fur une convention & fur la fcholarité, c’eft-à-dire que les Chirurgiens prêtent quelquefois
au
\a) vol. b. au teuillet400 revers nous trouvons ces paroles : Et pour le regard du ferment, les Chirurgiens d'tfent qu'ils n'y ont jamais été tenus ni obligés , comme il appert par Vafte de fommation faite auxdits Médecins , düement ajfemblés avec leurs écoliers le 2 6 jour d’Oftobre 1551. fignés le Normand & Cotherenes No -