Recherches sur l’origine les Lettres que le Roy Henry III. accorda à la Chi* rurgie.
Les Chirurgiens fortis de la Faculté des Arts, dépositaires d’une partie de la Médecine, crurent avec raifon que de tels privilèges & de tels titres étoient autant de dégrez qui les élevoient aux honneurs des Facultés. Ils parurent donc hardiment devant le Re- <Steur & dans plufieurs AfTemblées de PUniverfité j ils repréiènterent que l’autorité Royale ôc le Parlement leur ouvroit l’entrée de ce Corps illuftre ; ils demandèrent d’être affociés aux autres Sçavans, d’être regardés comme Membres de la Faculté de Médecine, de recevoir comme les Doéteurs la bénédiction du Chancelier, de continuer leurs leçons publiques fous les aufpices de PUniverfité. Les Médecins furent blefTes de ces prétentions qui leur donnoient des rivaux. Ils animèrent les Facultés, ou plutôt quelques-uns de leurs Membres } ils oppoferent aux Chirurgiens des raifons frivoles, qui furent foutenues par une cabale odieufe.
Rodolphe le Fort (a) Doyen du Collège de S. Louis prit la défenfe de fes Confrères. Le 14 Décembre dans une Aflemblée générale de l’Univerfité, il prononça un difcours plein de cette force qui accompagne toujours la vérité il établit folidement les
(4) Voici ce qui eft à la tête «le ce dilcours , rapporté en entier dans nos Régiftres, Vol. E. p. 40 2 . Venerabilis vir Rodolphus le Fort in artibus & Cbirurgia Ma - gifler , & Régit Cbirurgorum Collegti Pr£pofltus t nomine totius diftiCollegii> non fnam privatam, fed totius Reipu- \
bliu cattfam agcns, publicis Commis apudSànftumMatbminum habitis die 14. menjts Novembres jtemq ne priva- tis apud Dominant Rectorem die 2 3. ejufdem tnenjis, & poftça atiis publicis Comitiis die y.menjis De embrisapud diètum Sancium Matbmnum fnpptex oravit . '■