DE L A G H I R~U R G T E. I 8 I

giftjcement par .des Lettres de Juffion. M. le Procureur Général fit alors diverfes repréfentations> il demanda que les Médecins fuffent appeliés. Le Roy content de la vigilance de ce Magiftrat ,. déclara plus amplement fes intentions, ordonna pour la fécondé fois lenregi- ftrement des Lettres de François I. ôc des fiennes j il voulut que ceux qui exerceroient la Médecine ou la Chirurgie , fuflent Dotteurs ou Ucentiês. Charles IX. reconnut la juflice de ces privilèges,. il trouva en lui- même des raifons prenantes pour les appuyer. Dans «ne bleffure dangereufe, il éprouva lutilité de la Chi­rurgie y par reconnoiflance par eftime ,. il protégea les Maîtres de cet Art, il combla de fes faveurs leur Chef, auquel il étoic redevable de fa guérifon : il donna a leurs privilèges une nouvelle autorité, enfin il confirma toutes les Lettres Patentes accor­dées à la Chirurgie. On noppofa à lenrégiftrcment de cette confirmation nul retardement, nulle con- tradiélion j par conféquent les Lettres de François I. celles de Henry IL furent reçues parmi les loix dans le Parlement (a). Ces Lettres fi exprefies trouvèrent encore une confirmation authentique dans

(a) Parmi toutes les Lettres Pa­tentes de nos Rois au Tu jet de la Chirurgie on ne.trouvé parmi les titres nommés titres doétrois, que celles que François ^reiuier a ac­cordées aux Chirurgiens : or., ceft principalement les Lettres Lofiroi que Char LF. S' IX. a confirmées par fes Lettres données en 1567. & en- régiftrées-au Pâilemënt le 14 de 1 May de la même année. De plus, J par dautres Lettres Patentes don -1

nées au moisdAoût,le Roy ordon­na que les Lettres fufmemiomées , cefl-à-dire,/^ Lettres d'octroi furent- enrégiftrées au Parlement, & lert- régiftrement ne trouva nul obftaçle. Il-ny avoit que lés Lettres de François Premier & dKENRY IT. defquellës lenrégiftrement eût été différé ; ce neft dore que ëes. Lettres qui étoient lobjet des -Leî* très de Charles IX. : .. f ' -

. - / iO .

* Z iij