de la Chirurgie. 175
ne fut donc point encore une fois aux dépens de notre Ecole Sc de notre Art, que la tranquillité fut rendue à nos anciens Maîtres, àc qu’ils partagèrent les privilèges de la Médecine*, ce fut plutôt aux dépens de la Faculté qu’ils rentrèrent dans les privilèges de l’Univerfité : car les Médecins leurs ennemis, fans rien exiger, facrifioient à cette aflociation leur haine &: leur vanité ; ils accor- doient leurs exemptions, ils ouvroient leurs Ecoles x des hommes qu’ils déteftoient. Au contraire, ces hommes qui ne méritoient point une telle haine, ne trou- voient qu’un feul attrait dans cette réunion ; c’étoit un intérêt pécuniaire. Les exemptions aufquelles les Chirurgiens afpiroient étoient le feul lien, le feul devoir, la feule loy, le feul befoin qui les unifloit a la Faculté j fans cet intérêt, ils auraient ri tranquillement des chicanes &: des entreprifès de leurs ennemis ? renfermés dans leur Collège fous la protection des loix, ils fe feraient difpenfés de faire des repréfenta- lions qui n’ont jamais retenu les Médecins que pour* un tems. Ils ne dévoient a la Faculté de Médecine que les mêmes égards qu’ils y trouvoient j ils n’ignoroienr pas d’ailleurs que fes faveurs étoient paffagéres, & qu’elles étoient prodiguées aux Barbiers ; mais pour jouir de fes immunités , ils faifirent habilement la' circonftance où elle étoit obligée de les adopter r cette adoption confirmée par un Décret, facilitoit leur* réunion avec l’Univerfité 5 car les Médecins ainfi réunis n’étoient que des ennemis couverts, eux qui auparavant étoient des ennemis déclarés.
Après une telle réunion avec l’Univerfité, les Chirurgiens ne s’occupperent que du progrès de leur Art?