17^ Recherches sur lorigine îes Barbiers qui ne pou.voienc gagner quelque chofe que dans le trouble, nirentTéduits a leurs cabales four- des,} ils nofoient plus prétendre dètre les rivaux des Chirurgiens : vils inftrumens de la haine de la Faculté, dès quils lui devenoient inutiles, ils étoient rebutés} ils furent donc abandonnés prefque fans reffource, puifque durant un long efpace de tems on ne vit au­cun vertige de difpute (a) devant les Tribunaux en­tre la Médecine ôc la Chirurgie. ^ v

Mais en vain les privilèges des Chirurgiens étoient- ils reconnus 4 en vain avoit-on avoué la validité de leurs aéfces. La paix qui paroilfoit regner entre la Fa­culté ôc notre Collège, nétoit quune paix fimulée ; cette tranquillité nétoit plus quune contrainte qui ai- griffoit les efprits. Comme les Médecins navoient cédé quen apparence (b ), les Chirurgiens cherche-

( a ) Cette paix dura julqiien 1582. félon Pasquier. Il ne trou­ve pas da&e dhoftilité de la part des Médecins devant les Tribu­naux; mais ce furent certainement les Médecins, qui par leurs intrigues lourdes, empêchèrent que les Edits de François I. & dHenrï II. ne fuffent enrégiftrés ; car le Procureur Général demanda quils fuffent ap pellés, ce qui narriva pas fans quel­ques follicitations de la Faculté. Cependant les Médecins noferent montrer publiquement , comme cela çft confirmé par un Edit dTIeNRï IL en 155 6 . D'autant , -dit ce Prince, que les Médecins ne font oppofans y ne contredifans, & nont eux, ny autres aucun intérêt efdtts privilèges &franchifos, & n'ont aucun

moyen de les impugner, comme étant à nous de départir bon nous fernble nos grâces , oftrois & libéralités. Quand même on ne pourrait pas foupçon- ner que les Médecins ont agi en tout cela contre les Chirurgiens, il eft évident quils nont pas été en paix avec eux julquen 1582. car en 1551. ils voulurent affifter aux examens des Chirurgiens, & ils pré- fenterent diverfes Requêtes au Par­lement ; de plus nous avons un Cer­tificat du Redeur de lUniverfité, par lequel nous voyons que les Mé­decins soppoferent avec violence aux demandes des Chirurgiens en 1576.

( b ) On voit par la note précé­dente que les Médecins navoient cédé quen apparence.

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