ij 4 Recherches sür l’origine
ves de l’Univerfité , qu’eux & leurs prédéceffeurs avoient joui des privilèges des Facultés ; que cependant ils étoient expofés à des vexations continuelles , qu’ils prioientles Do&eurs de les reconnoître,comme ils avoient toujours fait,pour leurs éleves en Médecine, d’étendre fur eux les privilèges de la Faculté , d’être enfin les défenfeurs des droits de la Chirurgie. Les efprits même les plus aigris ne furent pas difficiles à fléchir ; ils voyoient, comme nous l’avons dit, que leurs efforts étoient impuiffans. L’Univerfité fàvorifoit cette Société rivale, cette Société, dis-je, qui depuis- long-tems leur étoit fi odieufe; ils aimcrent mieux l’adopter , que de lui oppofer de nouveaux obftacles. La vanité ou la crainte rendirent donc les follicita- tiens prefque inutiles, les Médecins furent charmés de pouvoir compter parmi leurs éleves en Médecine,des hommes qui faifoient honneur à leur patrie. La Chirurgie qu’ils avoient profcrite, leur parut digne desimmunités de la Faculté. Selon leur témoignage, elles- étoient dues aux Chirurgiens, parce qu’ils exerçoient: une partie de la Médecine. De tels privilèges étoient donc des droits attachés à la Chirurgie : en les lui rendant > on ne pouvoit même leur donner les apparences d’une grâcev auffi ne furent-ils pas rachetés par des foumiflions & par des tributs, comme les Médecins le prétendent aujourd’hui. Les ufages & les. libertés de l’Ecole Chirurgique ne reçurent aucune atteinte? les mêmes titres furent confervés aux Chirurgiens, ils furent nommés dans le cours de leurs études fucceffivement Bacheliers , Licentiés , Maîtres ou Doreurs s ils prirent ces titres dans tous les aétes* Ce