de la Chirurgie."
de leur Art par des procédures odieufes. Attirés par les promeffes flatteufes des Médecins, ils fe rendent d’eux-memes en mil cincj cens dix aux Ecoles de la Faculté (a) b ils cherchent les moyens de calmer les troubles malheureux cfui duroient depuis fi long- tems > ils repréfentent leur éloignement pour les procès , leur amour pour la paix, l’ardeur avec laquelle ils travaillent à la rétablir entre eux 6c la Faculté. Mais les ravages que faifoit la licence effrénée des Barbiers, n’étoient pas moins l’objet que fe propo- foient les Chirurgiens dans leur députation i ces défor- dres étoient même les motifs les plus preflans de leurs repréfentations. Ce ne fut donc pas une foumiffioii forcée qui les obligea de paroître dans les Ecoles de Médecine : l’accueil favorable que leur fit le Doyen prouve leur liberté ; car ce Médecin les félicita (b) avec les marques de joye qu’on donne aux événe- mens les plus défirés 6c les plus imprévus ; il ne leur
(a) Les Chirurgiens n’étoient pas obligés de comparoître devant la Faculté ; la députation paroît parfaitement libre par les termes memes dont fe fervent les Médecins dans leurs R égiftres : Paruerunt [ponte fua Dominï Cbirurgi in Burello Fa* cultatis s quarentes paceni cumFacultate & finem proceffûs contra eos, & [militer inter eos & tonfores. Pasquier, pag. 87 i. Ce langage s’accorde parfaitement avec celui que nous trouvons dans nos Régiftres. Dans une Affemblée des Chirurgiens, il fut conclu & arrête' que pour éteindre & ôter la confufion que l’ignorance a fait gliffer au Corps de la Médecine depuis les miférables troubles,
& pour l’utilité & bien public des lujets du Roy, ils feroient des re- prélentations aux Médecins. Volume M . feuillet 6 5.
(6) La Faculté déclara aux Chirurgiens qu’ils etoient mieux que bien venus y quibus Facultas bene
CONVOCATACONGRATULATA EST, ET CUM GAUDIO BENIGNE SUSC.E-
pit : on leur demanda feulement qu’ils voulurent reconnoître la Faculté comme leur mere en cet Art» & pour trouver moyen de concorder entre eux, elle députa Hf.lin, LE ClRlER, DE COLONIA, BER- toul & Rose’e, qui s’affemble- rent plulieurs fois avec les Chirurgiens. Pasquier pag. 871.
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