3^4 Recherches sur l’origine parla de la Faculté que comme d’une mere prête a les recevoir. C’eft fous ce titre, difoit-il, qu’elle vouloit être reconnue, c’eft le nom de mere &; d’enfant qui eft propofé par ce Doéleur comme le lien de la paix. Une telle filiation n’offroit rien qui ne fût flatteur pour les deux Corps ; les Chirurgiens fe fouvenoient qu’ils étoient nés avec la Médecine dg Paris; comme fuc- ceffeurs des anciens Médecins-Chirurgiens, ils étoient enfans de la Faculté, le même titre & les mêmes fondions les uniffoient a l’Univerfité. Le prétexte frivole fondé fur l’horreur prétendue qu’infpire le fang, s’é- toit évanoui il y avoit long-tems. L’Univerfité s’étoit rapprochée plufieurs fois de la Chirurgie v une adoption authentique dont nous allons parler, forma de nouveaux liens; car elle fit rentrer les Chirurgiens dans le fein de cette Académie.
Malgré les efforts des Médecins, la Chirurgie étoit toujours aux yeux des Sçavans un Art digne de leurs mains. En vain le préjugé l’avoit-il banni de l’Univerfité; l’application aux fciences,les talens étoient des garansafîurés de l’eftime réciproque de ces deux Corps. Malgré la jaloufie des Médecins, les Facultés adoptèrent enfin les Chirurgiens. Dès 1390. (a) elles s'étoient»
(4) Voici le commencement de la fupplicjue des Chirurgiens : Reftor & vos alu Domini met & Âdagifiri nui praflantiffimi-, nos bumiles vefln fcboUres & difcipuli ixenimus ad vene- rabiles dominât ion es veftras , bumilion quo pojjtimus modo fupplicaturi^confide- tantes quod moderms temporibus contra. bonum Reipublica plures infurgunt fbufores, falji & fiiïi Chirmgi , vcne-
rabilem ChirurgU fciemtam maxime, deturpantes. Après un détail circon- ftancié des défordres que caufoient les Charlatans , les Députés conclurent ainli : Quaie in fubjidïum ReU publua la/œ, & levamen gravaminum nabis illatorum , nos à ftudio d>fiiahen- tium i & noflrorum privilegiorum con- fervationem , digne mini ms pro affer- tione hujufmodi reparationis vobifcnm