\ 6 i Recherches sur lorigine parences dun procès. Les Médecins eux-mêmes qu? étoient'les aéteurs les plus intérelfés, fe radoucirent de cherchèrent à fe réunir avec les Chirurgiens. Les Àlfemblées, les Députations mutueles rapprochèrent les deux Corps, affoiblirent infenfiblement la haine ou la déguiferent. Les Hiftoriens fécrets ( a ) de la Fa­culté ne mirent plus dans la bouche de nos Maîtres le langage boufon quils leur attribuoient autrefois. Les Députés du Collège de S. Louis ne paroiffent plus dans les conventions fous le nom décoliers de la Médecine} ce font feulement des hommes relpec- tables qui gémiflent de fe voir arrachés â lexercice

ainfi une longue trêve qui dura juf- quen lan 1582.

(a) Les Médecins, dans leur Plai- doyé de 1 660. prétendent que les Chirurgiens difoient par la bouche de leurs Députés : On vous a rapporté que dijîons par la Ville de Parts que fi éfiions vos écoliers ne fubjetsj fâchez 1 Mejfieurs, que jamais nous nepenfames nier que ne fujftom vos écoliers, & si Aviemes songe le dire, nous irions coucher pour le desonger. Ce lût én1506. que fe fit cette belle harangue, qui vifiblement ne peut être que la harangue des Barbiers- Chirurgiens , fuppofé quelle foit réelle. 11 eft vrai que les jeunes Chi­rurgiens étudioient la Médecine feu­lement avec les élevés des Médecins;

ils Faifbient dans les écoles la Fa­culté de même Cours d'études, & cefi: à cet égard feulement que les Chirurgiens étoient écoliers des Mé­decins Pour ce qui efi de la haran­gue boufone des Chirurgiens, Maî­tre Oiseau, qui a fuppofé le pre­mier Contrat, peut avoir fuppofé ce beau difeours > c'étoit un de ces hommes que de vaines plaifanteries, ou lart damufer,rendirent fameux.. Cette plaifanterie lui appartient de plein droit, car, félon Bernier,, dans fon Efl'ai de Médecine, p. 174. ^175. édition de 1 68 $. à Paris, il. étoit de fi belle humeur, quon le re~ prefenta en ie tems-la dans une tapif-- ferie avec un malade & un tiers collo cuteur , ces vers en la bouche :

Le Malade.

Le Médecin.

LInterlocuteur à Jean Avis»

Quand je vois Maître Jean Avis-, Je nait ny fievre ny frijfon ;

Guéri êtes a mon avis ,

Puifque vous trouvez* le vin bon\ La peinture de votre vis ,

A plus coujlé que la Japon,