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giens à des études utiles, les préparer à la réception, diftinguer ceux qui marquoient plus de génie de dap* plication , établir un cours fixe dinflméliotis. Ces fauffes railons (a) firent quelque impreffion fur les Chefs de lUniverfité ; la Théologie Ôe la Jurifpru- dence fie joignirent à la Médecine. Des ennemis Ci nombreux auroient inquiéter les Chirurgiens i mais la Cour ne voyoit toutes ces difputes quavec indi­gnation } le Comte dAngoulême (b) faifoit revivre en France les Lettres &c les beaux Artsi les progrès de la Chirurgie lui paroifloient préférables aux pro­grès des Sciences les plus curieufes. La protection quil accorda à cet Art éclata, fur-tout à (on avènement à la Couronne. La faveur 4 de ce Prince, le crédit de quelques Chirurgiens intimidèrent fans doute les Partifans de la Médecine ; leur ardeur, qui étoit fi vive, Ce ralentit, ou pour mieux dire , séteignit tout a coup (c). Les pourfuites navoient que les ap-

(a) Cétoient de faufies raifons; les Médecins demandoient des choies qui ne leur appartenoient pas, puifi quelles étoient contraires aux Pa­tentes de nos Rois, qui navoient jamais accordé aucun droit aux Mé­decins fur les Chirurgiens ; car, comme nous lavons déjà dit, il neft fait mention des Médecins dans au­cune des Chartes qu't renferment les privilèges de la Chirurgie, ni dans aucun des Arrêts du Parlement qui concernent ces mêmes Chartes, ou les Rêglemens des Chirurgiens.

CO François Premier a été le Reftaurateur des Sciences en Fran­ce , & le Pi oteéleur de la Chirurgie ; ce Prince lintroduifit dans lUniver-

fïté, & ceft lous fbn régne quelle a commencé à former une cinquié- meFaculté. Ce fut le Vavasseur, Chirurgien fameux, qui obtint de ce Prince divers Edits, qui donnèrent à la Chirurgie les mêmes privilèges que ceux dont jouit la Médecine; au refte cétoit ce Chirurgien qui avoic toute la confiance de F rançois Pre­mier, comme nous le verrons dans la fuite.

(c) Il eft certain que ce procès dont lappareil devoit effrayer les Chi­rurgiens, tomba prefque tout à coup cette même année 1510. Depuis.ce tems-, dit Pasquier ,/><*£. 871. je ne vois plus nulle guerre ouverte entre le Médecin & le Chirurgien,

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