i6o Recherches sxjr lorigine même. Lorfquils craignoient dêtre fufpeéls aux Ju­ges , ils intérefloient TUniverfité dans leurs que­relles. Une reffource fi utile ne fut pas négligée ; ani­més par lefpérance dun tel fecours, ils portèrent leurs vues plus loin que leurs prédeceffeurs. En vain les Chi­rurgiens appuyés fur des titres inconteftables, jouit- foient des honneurs literaires; après deux fiecles de pofleflîon, les Médecins sélevèrent contre les grades de la Chirurgie; ils repréfenterent à lUniverfité quel- le avoit trop dindulgence, que les Chirurgiens fe pa- roient des honneurs des graduez, quils éievoient leurs Afpirans au Bacchalaureat & à la Licence, que leurs aères étoient contraires aux droits des Facultés. Les Chefs de lUniverfité ne rejetterent pas entièrement ces repréfentations, ils fe chargèrent par complaifan- ce de la jaloufie des Médecins, 8c ils fe liguèrent con­tre les Chirurgiens quils eflimoient, & quils avoient adoptés. Dans le premier feu de cette querelle, on rechercha les privilèges accordés à la Chirurgie , on intenta un procès dans les formes ; le changement de Doyen ne rallentit point ces pourfuites. Sous le Déca- ^ nat de Maître Jean Guichart tous les Doéteurs saffemblerent à S. Yves; ils réfolurent de foumettre les Chirurgiens, de les obliger daffifter aux leçons des Profefleurs en Médecine, davoir recours au Par­lement pour les contraindre à sinfcrire fur les Regi- ftres du Doyen de la Faculté. Le bien public fut dbord le prétexte de ces prétentions, lefprit de domi­nation en fut le véritable motif, lexemple des Bar­biers en fut la régie. Cependant tous les Médecins difoient quils ne prétendoient quaflujettir les Chirur-