de la Chirurgie. 155
, Ce Contrat, comme on vient de le voir , ne fou- met pas les Barbiers à de nouveaux engagemens j il confirme feulement celui de 1577. c’eft-à-dire que le Contrat de 1644. n’efl: que le Contrat de 1 5 77. Les événemens qui ont fuivi ce premier Contrat n’y ont rien ajouté , les Médecins n’ont fait que de vains efforts pour fubjuguer les Barbiers. Les titres de Nofiei- gneurs qu’ils prennent dans leur faux Contrat de 1505. fe font évanouis, ou pour parler plus exactement, ils n’ont jamais pu devenir des titres réels.
Mais fî les entreprifes de la Faculté n’ont pas étendu fes droits fur les Barbiers ? fa protection intéreffée n’a pas étendu les droits des Barbiers fur la Chirurgie.Leurs tentatives communes n’ont été que des efforts fatigans pour la Chirurgie, peu dignes de la Médecine, & toujours contraires aux Loix.Les Barbiers malgré l’appareil de leur Ecole, de leurs Leçons & de leurs Théfes s mal- gré les follicitations faflueufes qui les ont appuyés, malgré leurs irruptions continuelles fur le domaine des Chirurgiens , les Barbiers , dis-je , ne font en 1644. que ce qu’ils étoient dans les premiers tems *, ils n’ont pas d autres droits, ils n’ont pas fait de progrès légitimes qui ayent pu étendre leurs fonctions, c’efl-à- dire , comme nous l’avons prouvé , que les loix ne leur ont jamais permis ( a ) que quelques panfemens grojjiers. C’cft-là tout le fruit de tant d’entreprifes des Barbiers fur la Chirurgie.
Les Médecins qui en font les auteurs, font toujours fepouffés : 1 e feul avantage que les Barbiers ayent retiré de tous ces défordres, c’eft qu’après tant de défaites *
(<OLesLettresPatentesde i 572. Il biers , ne permettent que les par.- qui font le premier titre des Bar- | j femens groiliers.
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