f j4 Recherches sur to R i g i n e les Barbiers opprimés sélevèrent pour revendiquer* leurs droits. Ils alloient expofer les entreprifes inju- ftes de la Faculté aux yeux du Public & à la fëvérité des loix. Effrayés du courage quinfpiroit â ces Artifans la juftice de leur caufe y arrêtés par la crainte dun Jugement flétriffant, les Médecins renoncèrent aux Etuviftes. Mais-après avoir perdu cette reffource quils sétoient ménagée contre les Chirurgiens* ils fe rappro­chèrent encore de leurs éléves* anciens inftrumens de leur haine & de leur jaloufie. Dans cette démarche' ils furent obligés de facrifierUes intérêts de leur vani­. Lautorité & la préfidence que la Faculté deman- doit fi injuftement* révoltoit toujours les Barbiers y ils voulurent que les Médecins* avant que dêtre écou­tés* renonçaffent a leurs vaines idées de domination*, quils fuffent réduits aux termes de leur ancien Con­trat de 1577. êc de lArrêt de 1^35. ceft-â-dire que leur fupériorité ne fût quune fupériorité firho- laftique, quelle ne leur donnât quune prefféance dans les Affemblées*. que la Faculté pourfuivît ceux qui fans titre exerceroient les fondions Chirurgiques permifes aux Barbiers* quelle chargeât un Doébeur dinftruire leurs ferviteurs*. quelle ne pût demander pour toute récompenfè que trois livres douze fols à la réception de chaque Afpirant. Ce font la les con­ditions aufquelles les Médecins furent obligés de safi fujettir pour fe réunir avec les Barbiers. Elles furent en 1 6 44. lobjet d\in nouveau Contrat, par lequel le Décret qui adoptoit les Etuviftes fut fupprimé ( a ).

(a) Le Contrat trouve à la pag. a5..des Statuts des Médecins, titre 5,