* $6 Recherches sur lorigine

ils ont confervé toujours dans la Faculté leur Ecole 5

leurs Protecteurs ôc leurs Solliciteurs (a).

(a) Ce neft quen France que les Chirurgiens ont toujours eu une école en régie , je veux dire une école publique, & les Chirur­giens feuîs ont eu le droit dinflruire leséléves en Chirurgie. En voici la raifon : dès lentrée des Médecins dans rUniverfitéjil leur fut défendu par les loix de cette Académie dxercer la Chirurgie, & ils sobligè­rent par ferment, comme ils le font encore aujourdhui, dobferverces loix; ainfilenfeignement decetArt fut uniquement réfervé aux Chirur­giens,ceft-à-direà ceux qui refufe- rent dentrer dans rUniverfité pour ne pas abandonner cette partie de leur profefljon ; je dis cette partie

- de leur profeflïon, car dès les pre- miers ficelés qui ont fnivi 1 etabliffe- ment des Sciences en France, les

- Chirurgiens traitoient toutes les maladies; ils étoient même les feuls

- Médecins Cliniques , ceft- à dire les

- fîuls Médecins qui vifitoient tous

^ les malades. Pour ce qui eft desMé-

decins appelles Phyjïciens , ilsdon- noient feulement des confultations chez eux, ou dans le Parvis de No­tre-Dame , comme nous lavons

. prouvé.

Dans prefque tous les autres Royaumes voifins, les Univerfités naffujettirent point les Médecins aux mêmes loix , ils continuèrent à être Chirurgiens, & à enlêigner la Chirurgie : ceft ce qui a pro­duit dans ces Univerfités & parmi les Médecins étrangers , tant de grands Maîtres dam cet Art. Enfin la contagion apalTé de la France dans les Pays étrangers,je veux dire ; que les Médecins étrangers ont né­gligé lexercice de la Chirurgie. Mais quoiquils ayent ceflé de la pratiquer, ils ont confervé le droit de lenfeignendes hommes quiné- toient point Médecins furent les feuls qui exercèrent la Chirurgie ; voilà pourquoi le droit denfeigner & celui de pratiquer, furent fépa- rés. De vint enfin la décadence de laChirurgie dans lesPays étran­gers , de laveu de tout le mon­de , elle ne le foutient pas comme en France. Les Médecins de Paris le font imaginés quils ont autre­fois enleigné la Chirurgie aux Bar­biers , d iis prétendent avoir I droit denfeigner cet Art.

Fin de laJeconde partie.