de la Chirurgie.' Ï53 1

quen Maîtres abfolus de cette Profeffion , ils la con- -fieront fucceflîvement aux plus vils ouvriers ; car fi les Etuviftes viennent a fecouer le joug de la Faculté , elle ouvrira fans doute lentrée de la Chirurgie à des hom­mes encore plus méprifablesj elle saffociera à desavan- ruriers de à des vagabonds, elle ofera fe les affujettir par des Contrats pleins de vanité. Or, de tels Contrats trou- veroient-ils de lappui dans les loix? Les fermens quils impoferont feront-ils un jour des engagemens facrés? Les extorfions pécuniaires quils autoriferont feront- elles un tribut légitime ? Au contraire : de tels défor- dres ne mériteront-ils pas quon remonte à leur fource, quon efface les traces les plus anciennes de linjuftice Si de lufurpation, quon renferme les Médecins dans les bornes de leur Profeffion, quon méprife des Con­trats faits par des Corps ligués, qui veulent sempa­rer des droits de la Chirurgie > Si les Magiftrats avoient prononcé fur laffociation ridicule des Etuviftes, nau- roient-ils pas prononcé fur lEcole ouverte aux Bar­biers, fur leur ufurpation, fur leur Contrat, fur leur ferment, fur leur tribut, fur la fubordination fcolafti- que ? Si les Barbiers font foutenus par les loix, les Etuviftes de les Charlatans adoptés par les Médecins mériteront le même appui, de fatigueront les Juges par les mêmes difputes.

Ces raifons, que lintérêt public rend fi preffan- tes, auroient fait fans doute de vives imprefüons fur lefprit des Magiftrats. Mais pour déconcerter les nou­velles intrigues des Médecins, les Chirurgiens neurent pas befoin davoir recours à de telles repréfentations ;

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