152, Recherches sur l’origine der les ufages de PUniverfîté, fans craindre d’avilir les exercices des Facultés, fans aucun droit, ils ont élevé une Ecole, ou ils ont raffemblé les Barbiers ; par un mélange burlefque de Latin &: de François, ils prétendent expliquer à ces artifans Aristote, Hippocrate, Albucasis, Guy de Chauliac > des ProfefTeurs choifis par la Faculté, placent dans des Chaires ces difciples fi finguliers, les montrent hardiment comme des émules des Chirurgiens*, ôc comme des étu- dians de l’Univerfité, les exercent dans l’Art pointilleux de foutenir des Théfes; c’eft-à-dire qu’ils tra- vefliffent férieufement en Logiciens des hommes grof fiers, fans étude &c fans éducation. Ces exercices aufli comiques qu’informes, n’étoient pas certainement de- ftinés a l’inftrudion des Barbiers. Réduits à leurs véritables rendions, ils n’avoient befoin que d’une adreffe manuelle, que ne pouvoient pas leur donner les leçons des Dodeurs. De telles leçons bien appréciées n’étoient que des rufes imaginées pour furpren- dre la confiance du Public, & pour introduire les Barbiers dans la grande Chirurgie. C’eft à ce but que tendent tous les projets ôz toutes les intrigues de la Faculté. Dès que le Corps des Barbiers fe refufe à la vanité des Médecins, ils ne rougiffent pas de former avec les Etuvifles une affociation encore plus honteufe &; plus injufte \ car au moins les Barbiers étoient-ils en pofTeflion de la faignée, Sc de quelques panfemens. Mais par cette nouvelle affociation, les Médecins veulent introduire dans la Chirurgie des hommes entièrement étrangers a cet Art j c’efl-à-dire
qu’en