de la Chirurgie. 151

gnees & les panfèmens groflîers confies aux Barbiers par les anciens Chirurgiens. Afin de foutenir cette en- treprife fi injufte en elle-même, fi pernicieufe au Pu­blic, fi injurieufe à la Chirurgie, fi indécente fi avi- liiTante pour les Médecins ; afin de foutenir, dis- je * cette tentative fi nouvelle, la Faculté anima les Et li­vides , leur promit le même appui quelle avoit donné aux Barbiers, leur ouvrit la même carrière, les dé­clara par un Décret authentique fies enfàns & fes écoliers.

Si les Chirurgiens avoient été inftruits de cette in­novation ridicule , sils avoient voulu défendre des droits dont ils étoient originairement les maîtres, & quils avoient partagés avec les Barbiers, n^auroient- ils pas pu repréfenter ces défordres aux Magidrats, &: leur dire : Depuis plus de deux fiecles les Médecins renverfent la Chirurgie, ils font des efforts continuels pour fe laffujettir, leurs entreprifes font-elles répri­mées par l'autorité ? Ils tâchent de ruiner cet Art par des intrigues lourdes : en vain les loix ont-elles mis une barrière entre nous ôe les Barbiers ^ les Médecins ont prétendu la lever j la vanité &: la jalonfie les li­guent contre nous avec ces artifians; ced-â-dire que par une ligue li indigne deux, ils safiurent des- cours honteux contre une ancienne Société, feule- pofitaire de lArt le plus utile 5 au lieu de féconder les* progrès de cet Art, ils ny portent que le dégoût ôc le découragement > en larrachant à des mains condui­tes par lefprit &: par le fcavoir, ils veulent le livrera des hommes qui ne peuvent quen abufer j fans refpe-