144 Recherches sur lorigine annuel ne pouvoit rouler que fur des leçons : car avant cet aéle, quelle liaifon trouve-ton entre les deux Corps? On ne trouve, fuivant lhifloire, que les traces dune Ecole furtive élevée contre les loix par les Médecins pour y attirer les Barbiers ? Il ne pou­voit donc y avoir dautre liaifon entre eux, que celle qui unit des Ecoliers à leurs Maîtres > le ferment ne pouvoit donc avoir dautre objet que de cimenter cette liaifon. Ceft encore dans la même vue , ceft-à-dire^ pour affiner cette union, que les Médecins exigent dans ce Contrat le renouvellement annuel de cet ancien ferment. Ils prêteront , dit le Contrat, tous les ans les lendemain de la S . Luc les Jermens accoutume %, cefl-à-dire quun Contrat najoute au ferment au­cun nouvel engagement, ôc que la fidélité que des Ecoliers doivent à leurs Maîtres en efl le. feul objet.

Ces conditions fortent comme des conféquences- ceffaires du fond du Contrat > en sy foumettant les Mé­decins fe parèrent dun défintereffement forcé. Leurs Ecoles ne font plus des Ecoles mercénaires, elles font ouvertes gratuitement à la curiofité Ôc à lémulation des Barbiers} lorfquils affilient aux diffeélions anato­miques, lorfque les Afpirans viennent faire infcrire leurs noms dans les Régiflres du Doyen, les Doéteurs ne prétendent rien exiger, que laffiduité, que la fidé­lité aux Profeffeurs. Ils ne demandent rien non plus, lorfque le Corps des Barbiers vient offrir le Catalo­gue toutes les années, lorfque les noms des Maîtres font écrits dans ces mêmes Régiflres de la Faculté *, ils font fatisfaits de pouvoir compter dans leurs Mé­moires les noms de ceux qui font ligués avec, eux con-