Recherches sur l'origine d’ailleurs comment auroit-on refufé a des Maîtres le plaifir de voir le fruit de leurs leçons } Les Barbiers qui vouloient fe ménager un appui dans la Faculté, pou- voient-ils fe difpenfer de flatter un peu le goût pé- dantefque de la Faculté } Les Profefleurs jaloux de leur fupériorité fcholaftique , vouloient en montrer encore quelques refies dans la réception de chaque Afpi- rant : ils demandèrent que ce ne fût que fur leur fut frage, que les Ecoliers fe préfentaffent aux examens} 8c qu’il fût permis auxDoéleurs de les accompagner lorf- qu’on les éleveroit à la Maîtrife; ce fut là un privilège ou une grâce que les feuls droits de l’Ecole afluroient aux Médecins indépendamment du Contrat. Charmés de fe montrer dans les examens avec les ornemens do- éforaux, ils ne refuferent pas d’y paroître comme des perfonnages muets: fpeélateurs 8c Amples témoins, ils n’interrogeoient pas leurs difciples. Peut-être que Tentant leur inutilité , ils furent affez prudens pour fe contenter d’une légère récompenfe j on ne leur accorda que trois livres dou^e fols pour chaque examen. Ils donnoient à ces épreuves un tems qu’ils déroboient à leurs occupations, ils encourageoient par leur pré- fence leurs difciples devant les Examinateurs •- il étoic donc jufle qu’ils fuflent dédommagés de leurs foins - 8c du tems qu’ils perdoient dans les Affemblées des Barbiers. Si le Public leur laifloit affez de loifir pour affilier à ces exercices, il fàlloit les confoler de leur oifiveté forcée 8c flérile par quelque gratification. Mais ce font les Afpirans qui font chargés de ce dédommagement i c’efl une condition que les Prévôts promettent de leur impofer.