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oui formèrent le Contrat. Elles font la bafe fur la-
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quelle portent toutes les autres, ou pour mieux dire , toutes les autres en découlent comme de leur fource. D’abord, pour le rappeller en peu de mots, on voit les Médecins , qui charmés du nouveau titre de Pro- leffeurs des Barbiers , leur ouvrent les Ecoles de Médecine, fe déclarent leurs Agens ôc leurs folliciteurs* d’un autre côté l’on voit les Barbiers qui promettent à la Faculté l’affiduité de leurs Afpirans, la déférence que des Ecoliers ne foauroient fans honte refufor à leurs Maîtres. Pour fe prêter un appui mutuel, ces deux Sociétés établirent un commerce entre elles ; elles veulent que leur union foit affermie par l’union des Particuliers. Ces vues intéreftees font l’ame du Contrat, <k en règlent toutes les autres conditions. C’eft ce que nous allons prouver par un examen rigoureux de toutes ces conditions, ou du moins des principales.
Selon ces engagemens la Faculté etoit chargée des procès des Barbiers} elle s’engageoit à défendre leurs droits contre tous ceux qui voudroient les ufurper > elle deftinoit de graves Doéteurs à pourfuivre tous les vagabonds qui oferoient fe dire Barbiers. Or, pour défendre ainfi les Barbiers, il falloit les connoître exactement , il falloit ne pas confondre avec eux les £w- pyriques & les Charlatans . Mais le feul moyen de les diftinguer les uns de les autres, étoit d’avoir une lifte exacte de tous les noms des Barbiers, une lifte avouée des Barbiers eux-mêmes (a). C’eft dans ces vues que
(a) Voici les propres paroles du 11 Archidiacre & autres connoijfent lef- Contrat : Et afin que ledit Doyen, \ \ dits Maîtres de cbefd’ceuvre , leur fera