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condition (a) qui mettoit en fureté l’art Sc les inté­rêts des Barbiers ; ils avoient moins cherché des Pro- feflëurs dans la Faculté, que des défenfe-urs & des folliciteurs accrédités. Ce fut pour s’aflurer un tel ap­pui, qu’ils abandonnèrent les Ecoles de S. Corne, qu’ils s’attachèrent aux Ecoles de Médecine, qu'ils voulu­rent fe lier par un aéte public. Si la Faculté jaloufe de fa dignité eut dédaigné de fe charger du foin de leurs intérêts, jamais ils ne fe foroient avoués fes difciples. Mais quelque dure que parût aux Médecins une telle condition, ils voulurent bien s’y foumettre ; ainfi la — vanité même les abaifla jufqua des foins qui les dé- gradoient : ce qui les flattoit un peu, c’eft que les pourfuites dont ilsfe chargeoient pouvoient être tour- nées contre les Chirurgiens, l’objet éternel de leur jaloufie. Ces pourfuites contre des ennemis fi célé­brés 7 les dédommageoient de celles qu’on exigeoit d’eux dans ce Contrat contre les Empyriques, contre les Chambrelans, contre les Charlatans. En vain dans les fuites eurent-ils honte de faire un tel perfonnage ; les Barbiers les rappellerent à leur devoir, fk les for­cèrent par l’autorité des loix à être fidèles à leurs en- gagemens.

Ces deux obligations que s’impofent mutuellement les Médecins &; les Barbiers, font donc les conditions

(4) Dans ce Contrat les Méde­cins veulent être Profefleurs des Bar­biers pbur le les attacher : c’eft là la condition qu'ils propolènt. Les Bar­biers de leur côté exigent que les Médecins foient leurs défenfeurs , qu'ils purfuivent ceux qui fans être

admis légitimement feront le métier de Barbier . Les Médecins voulurent dans les fuites éluder cette condi­tion , mais ils furent forcés à l’ob- (erver par un Arrêt donné le 6 Avril 1636.

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