134 Recherches sur lorigine conféquent les leçons aufquelles on pouvoir les affu- jettir dévoient avoir des bornes : ils pouvoient donc refufer ces leçons, fi elles avoient pour objet des exer­cices qui leur fuffent interdits par les loix : on peut donc affûter que lobjet des leçons aufquelles les Bar­biers étoient obligés daffifter, devoit être conforme à leurs fondions. Or quelle étoit létendue des fon­dions des Barbiers ? Ceft ce que nous allons déter­miner exadement par les Ordonnances de nos Rois, par les Arrêts du Parlement, & par les Décrets même de la Faculté.

Il eft certain par lOrdonnance de Charles V. que les Barbiers étoient réduits aux traitemens des furoncles, des tumeurs &: des playes qui nétoient pas dangereufes {a)\ ceft-a-dire que leurs fondions

imprimés en 1672. 7 0 . Les Mé­decins ne jugèrent pas à propos de préfenter au Parlement ce Dé­cret injufte pour lautorifer ; ils cru­rent que fans attendre lapprobation des Magiftrats.ils pouvoient donner à ce Décret la force dune loi inclufi- vement dans leur Faculté ; dans cet­te idée ils le placèrent parmi des Sta­tuts faits en 1 5 98. & enrégiftrés en 1 60 o. 8 °. Ils crurent quen plaçant ainfi le Décret parmi des Statuts en- ïcgiftrés, ils lui donneroient la force de ces Statuts, tandis que lenré- giftrement eft antérieur à ce Décret, puifque lenrégiftrement eft de 1600. & le Décret eft de 1607. 9°. Ceft à caufe du défaut denré- giftrement que les Médecins nont ofé produire ce Décret dans aucu­ne occafion, & que dans aucun des Réglemens qui font furvenus, & qui

concernent les Médecins, les Chi­rurgiens ni les Barbiers, les Magifc tats ni les Parties ne lont jamais re­connu ; car dans lArrêt de 1644. qui renouvelle les conventions des Barbiers & des Médecins, & dans lArrêt de 1660 . qui limite leurs obligations réciproques, les Parties font toujours renvoyées au Contrat de 15 77. qui eft antérieur de trente ans à ce Décret.

(4) Avons ordonné que lefdits

Barbiers.puiffent dorénavant

bailler & adminiftrer à nos Sujets emplâtres,oignemens & autres mé­decines" convenables & néceffaires pour guérir & curer toutes maniè­res de clous, boffes, apoftumes & toutes playes ouvertes... attendu que plufieurs pauvres gens ne pour- roient en tel cas, ainfi quils font des Barbiers, recouvrer defdits Myres