132, Recherches sur l’origine qui s’érigent en Barbiers : on peut donc leur refuser le ferment annuel, la préfentation du Catalogue, les ré- compenfes qu’on leur a accordé fi libéralement pour les dédommager. Car ne feroit-il pas ridicule > que les Barbiers fuflent aflujettis à un Contrat conditionnel , ôc que les Médecins fuflent dégagés de leurs pro- méfiés i
Cependant fi les Médecins & les Barbiers avoient voulu être également fidèles à leurs promefles, que pouvoient-ils fe demander réciproquement les uns aux autres? Les Barbiers, ou plutôt les ferviteurs des Barbiers, fe déclaroient les Ecoliers de la Faculté ; ils étoient par conféquent obligés d’aflifter à des leçons: mais dans quelles Ecoles devoient-ils s’aflembler ? Ce n’étoit pas dans leur maifon, elle étoit la Chambre de Jurifdiélion du premier Barbier, elle n’étoit defti- née qu’à leurs exercices ordinaires, on n’y enfeignoit rien qui concernât la Chirurgie, on n’auroit ofé y expliquer l’ufage ni la ftruélure des parties du corps humain 5 de telles inftruétions n’étoient tolérées qu’aux Ecoles de Médecine ( d ) \ les Chirurgiens pouvoient les interdire ailleurs aux Barbiers. Ce n’étoit donc pas dans cette maifon, c*eft-à-dire dans la maifon du premier Barbier, que les.Médecins pouvoient s’ériger en Pro- fefleurs. Dans aucun article du Contrat, cette maifon n’efl: deftinée aux leçons des Médecins : elle pouvoit donc leur être fermée s’ils avoient voulu y inftruire les Ecoliers ; il efl: donc évident qu’à ne confulter que
(a) On a vû ci-devant que les exercices anatomiques furent bornés aux écoles de Médecine pour
les Barbiers, comme pour les Médecins mêmes.