de la Chirurgie.' 13*

donnent de leur refpeét & de leur déférence par un ferment annuel, ne font pas mêmes abfolues. Au con­traire elles fuppofent autant de conditions qu’il y a d’articles dans le Contrat ; ce ferment fuppofe, par exemple, que les Médecins feront Solliciteurs de pro­cès , je veux dire qu’ils feront des agens chargés des pourfuites contre ceux, qui fans être Barbiers, en fe­ront les fondions. Si les Médecins devenus moins officieux, dédaignent ou négligent ces foins, ils n’ob- fervent pas la principale condition de leurs engage- mens; ils défobeiffent de plus à des loix expreffes*, car l’Arrêt de 1635. les condamne (a) à être les défen- feurs de leurs difciples, à s’élever contre les Empyriques

decins eux-mêmes; car dans deux occafions où ils ont voulu fraudu- duîeufement fabriquer des Aétes pour faire la loi aux Barbiers, ils ont dit formellement que les Barbiers fe- roient entièrement maîtres de leurs fondions, & qu’ils ne feroient tenus d’appeller des Médecins pour exer­cer avec eux que dans les maladies qui feroient du reffort de la Médeci­ne. 5 0 . Voici deux preuves évidentes de ce que nous venons d'avancer: i°. Dans leur Contrat fuppofé de 15 o5. il eft dit que les Barbiers or­donneront feulement ce qui appartient a leur operation de Chirurgie manuelle ; mais quand fera quefiion de Médecine , auront recours à un Médecin de la Fa­culté . N’eft-il pas évident par ces termes que les Barbiers ne doivent avoir recours aux Médecins qu’en cas de maladie médicinale ? 1°. Dans le ferment qu’ils ont prétendu exiger des Barbiers, ils ont dit, ordinabitis

tantum ea qua fpeclant ad operatio- nemmanualemChirurgU. 3 0 . Ce font là des articles tirés des pièces recon­nues par la Faculté de Médecine , & qui par confequent font des titre# contre elle : on trouve ces pièces dans les Statuts des Médecins, Titre 6 . pag. 5. & 111.

(a) Le même Arrêt que nous venons de rapporter dans la note précédente porte en termes formels, que fi aucun entreprend contre les Ré - glemens exercer la Chirurgie ■> lefdits Doyen & Doéleurs de la Faculté de Médecine interviendront, pour, fuivant lefdits Arrêts & Réglemens, les empêcher de ce faire. Il y a eu un autre Arrêt qui ordonne la même chofe pour foutenir les droits des Barbiers : voilà donc les Médecins aflujettis par le Parlement à être les défenfèurs des Barbiers, & les Sol­liciteurs de leurs procès.

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