130 Recherches sur lorigine Barbiers, éléves de la Faculté, neparoiffent plus fous le nom decolier , ceft - à - dire dès quils entrent dans leurs fonctions : alors ils ne doivent plus aux Médecins que ces égards, cette déférence ôc ce ref. peél que nous devons aux Maîtres qui nous ont donné quelque inftruétion. Or , oe font les de­voirs que fe font impofés les Barbiers par les termes de leur Contrat conditionnel (a). Les aflurances quils

(a) Il eft dit dans lesContrats, que les Barbiers feront tenus aux égards auxquels ils sengagent en fuivant les Ordonnances & Arrêts de la Cour, & privilèges dicelle Faculté. i°. Or, ces privilèges, ces Ordon­nances, ces Arrêts nont pas paru affez avantageux aux Médecins pour ofèr les produire ; mais pour y fup- pléer, ils ont interprêté rigoureufe- ment cet article dans un formulaire de ferment quils ont voulu exiger des Barbiers, & dont voici les ter­mes : Jurabitis quoi parebitts Decano & Facultan in omnibus licitis & ho- nejits , & quoi honorent & reveren- tum exbibebitis Magifiris Facultatis j ficut fcholajlici fuis prœceptoribus te- nentur obedire : Or, 2°. ces devoirs décoliers en quoi confiflent-ils ? Ils ne peuvent confifter que dans la difcipline fcholaftique, ceft-à-dire dans cette difcipline à laquelle les écoliers font affujettis durant leurs études ; car après les études, queft- ce que les Médecins auroient demander aux Barbiers devenus Maîtres? Seroit-ce daffifter à des leçons? Non, car par les termes exprès du Contrat les leçons font bornées k quatre années précife*. j 3 9 , Dailleurs par la réception à la |

Maîtrife, les Barbiers ayant été re­connus capables dexercer leurs fondions , peuvent-ils être fournis à recevoir encore de nouvelles le­çons? Y a-tii dans quelquétat un exemple qui prouve que ceux qui ont été reçus Maîtres avent été obli­gés de refter écoliers ? Dailleurs quatre années détudes ne font-elles pas fuffifantes pour former un Bar­bier, dont les fondions ne séten­dent quà des clous , des bojfes & des play es legeres , tandis que fous les mêmes Maîtres il ne faut que trois ans pour faire un Médecin ? Enfin ce qui décide fouverainement , ceft que fuivant lArrêt de 1 6 $ 5. que nous venons de rapporter dans la note précédente, ces leçons font uniquement & expreffément defti- nées aux éléves & aux ferviteurs des Barbiers, & non aux Barbiers deve­nus Maîtres. Concluons donc que les Médecins nont jamais rap- peller à leurs leçons, dans leurs écoles, lés Barbiers qui ont été reçus à la Maîtrife. 4®. Que refte-til donc que les Médecins puiflènt deman­der? Seroit-ce que les Barbiers re- çuflent deux des leçons dans le cours de leur pratique? Cela neft nullement exigible, félon les Me-