n8 Recherches sur l’origine culte. Comme Ecoliers de ce Corps, ils reconnurent les Docteurs pour leurs fupérieurs ôc leurs maîtres 5 ils promirent de leur obéir, félon que les Ordonnances le permettoient, de n’aflifter à d’autres leçons qu’à celles qu’on leur offroit dans les Ecoles de Médecine, de fréquenter ces leçons durant quatre années , de prendre des atteftations de leur aftiduité , d’appeller le Doyen ôc deux Doébeurs aux examens de chaque Afpirant, de leur donner le droit de prefleance, de regarder comme furtives toutes les réceptions qui ne fèroient pas autorifées de l’approbation de la Faculté, de donner pour chaque examen un écii à chaque Dodeur appellé, &: 71 f. pour chaque Maîtrife, de s’engager à faire les diffeétions dans les Ecoles de Médecine , de renouvelle!* tous les ans à la S. Luc un certain ferment (a) qui n’eft point fpécifié, & de repré (enter le catalogue de tous les Maîtres Barbiers. A ces conditions Ci exactement détaillées dans le Contrat , les Médecins reconnurent les Barbiers pour leurs Ecoliers, leur promirent de choifir deux Doéteurs
{<0 La véritable origine du ferment eft que les Barbiers voulurent jouir des privilèges de fcholarité, qui font d’être exempts de plulieurs charges publiques.
Pour en jouir il falloit qu’ils fuf- fent inforits comme écoliers fur les Regiftres de la Faculté, & c’eft ce qui fut convenu par le projet de Contrat de 1505. Les Barbiers •dévoient payer pour chaque inf- cription annuelle deux fols parilîs, ou deux fols üx deniers tournois par tête.
Mais depuis, ces privilèges abufîfs de foholarité ont été abolis. L’exemption des Charges publiques a été accordée aux Chirurgiens fuivant l’article 28. de leurs derniers Statuts , en confidération des forvices qu’ils font obligés de donner gratuitement aux pauvres malades. Cependant Blanchard, col. 589. cite des Lettres Patentes du mois de Janvier 1 5 44. qui accordent aux Chirurgiens de longue robe les privilèges de Suppôts de l’Univer- fité de Paris,