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entreprendre quelques opérations Chirurgiques. La fuite de ce procès fut extrêmement longue, Ôc fans fuccès pour les Médecins. Ils ont eu foin de marquer dans leurs Regiûres que les Barbiers payoient (a) les frais des pourfuites, ceft-à-dire que la Faculté leur donnoit des Défenfeurs ôc des Solliciteurs gagés. On ne fera pas furpris que de tels bienfaits toujours achetés, fuflent fou vent oubliés ; mais les Médecins, quoique bien payés, exigeoient encore la reconnoif- fance des Barbiers * ôc ce quil y avoit de plus fingu- lier, ils prétendoient que cette reconnoiffance fût Ie fondement dune efpece de fervitude. Il y avoit long-, tems que la Faculté cherchoit un frein pour retenir les Barbiers, toutes fes démarches navoient dautre objet que leur afTujettiifement ; mais ce joug quon* vouloit leur impofer les révoltoit continuellement. Cependant les pourfuites du Collège de S. Louis ôc lambition du premier Barbier, obligèrent les Bar­biers à paffer véritablement un Contrat avec les Mé­decins ôc a fe liguer avec eux.

-Dans lannée 1577. les Barbiers affemblés avec les. Médecins, fe déclarent enfans ôc difciples de la Fa-

prœdiiïam Facultatem commijfit y cela prouve que la Faculté étoit louvent mécontente des Barbiers, mais les Barbiers avoient fouvent lieu dêtre mécontensdes Médecins qui étoient toujours impérieux.

(<*) Les Médecins sengagèrent à pourfuivré les Procès des Barbiers, en Ipécifiant cependant dans toutes occafions que ces pourfuites le fe- roient aux dépens des Barbiers ; car, comme le rapporte Pasquier pag.

871. fous le Doyenné de Maître Jean Bertoul le 18 Décembre 1507. eadem Facultas per juramen - tum convocata dédit adjunftionem con -- corditer jaratis tonforibus jludent'tbus in Cbirurgia y fub Dofioribus diiïœ Fa - cultatisy in certo procejfu contra eos in­tentât o per Juratos Cbirurgicos , expen- fis videlicet ipforum tonforum ; ce font les termes qu'on trouve dans les Regiftres.des Médecins, félon Pas- quif.r.