ii 4 Recherches sur l’origine ainfi dire , les loix, ils fe cliargeoienc du foin des malades. Les opérations les plus difficiles n’effrayoient pas leur ignorance, pourvu qu’elles fulTent fecrétes. Ce brigandage, quoique meurtrier, étoit un triomphe pour la Faculté. En livrant furtivement la Chirurgie à l’avidité des Barbiers, elle fe dédommageoit des hommages que lui refufoient les Chirurgiens. Dans un tel renverfement, fi l’exemple des Médecins avoit pu excufer ceux qui auroient voulu le fuivre, le Collège de S. Louis n’auroit-il pas pu à fon tour s’arroger le droit de les citer ? Mais une entreprife fi infenfée ne pouvoit pas être la reffource d’une Société dont les démarches avoient toujours été fi mefurées. Fondés fur des droits inconteflables, les Chirurgiens crurent qu’ils n’avoient qu’à les montrer pour les établir. Suivant nos Mémoires ils envoyerenfdes Députés à la Faculté ; ces Députés reprochèrent aux Docteurs affemblés leurs détours, leurs projets, leurs infidélités, 6c leurs liaifons avec les Barbiers. Si les Médecins ne cédèrent pas à la raifon 6c à l’équité, ils cédèrent du "moins à la honte ‘dont les couvroient de fi juftes reproches ; en reconnoilfant leur injuftice, ils fe réunirent, du moins en apparence, avec le College de S. Louis? ils promirent folemnellement de ne plus avilir leur proteélion en la donnant aux Barbiers, 6c en autorifant leurs rapines > mais toujours attentifs à leurs interets, ils demandèrent une condition qu’on pouvoit leur refufer, 6c qu’on leur avoit déjà refufée \a) long-tems auparavant. Ils voulurent que les
(4) Pasquier dk expreflcment 11 lurent promettre d’abandonner les «pie les Médecins en 1 4 94. ne you- j J Barbiers qu’à condition que les Chi-