de la Chirurgie. 113
fendu à tous les Docteurs, fous des peines rigoureufes, de paroître aux Aétes des Chirurgiens, 6c d’aflifter à leurs opérations*. Ces nouvelles tentatives conduifirent les Médecins à des entreprifes plus hardies j ils s’érigèrent en Juges, s’il faut en croire leurs Regiftres,
6c tentèrent de former un vrai Tribunal. En 1507. ils prétendirent fe donner le droit de (a) citer les Chirurgiens, pour les obliger à rendre compte de leur conduite j cette citation injurieufe révolta le Collège de S. Louis > c’étoit une entreprife qui méritoit d’être dénoncée aux Magiftrats, elle intéreffoit leur autorité, ^ puifqu’il n’y a que des Juges qui puilfent citer ceux qui** refufent de fe foumettre aux loix. Mais à tant d’au-~ dace les Chirurgiens n’oppoferent que le mépris, ils *“ regardèrent les Médecins comme des hommes eny vrés par leur vanité, 6c qui dans une efpece de délire vou- loient donner des loix, croyoient trouver dans une Société célébré des fujets fournis aux frivoles décrets de leur Faculté. On ne pouvoit mieux rabaifler cet orgueil pédantefque, qu’en riant tranquillement d’une citation fi ridicule.
Cependant les progrès des Barbiers devenoient toujours plus ruineux pour la Chirurgie. Conduits 6c animés par les Médecins, ils bravoient , pour
dit A&e avoient affiliés de la Faculté Meilleurs Perdulcis, Machaut, Seguin, Damboise, Pietre, Picard, Poucon & autres. Or, à la fufcitationde M. Nicolas Helin, il fut demandé que les fufdits fuflenr condamnés à l’amende. Perdulcis demanda, pardon à la Faculté, & évita l'amende far cette [oumijfion. Regiftre
C. pag. 4.1. au revers.
(a) Le troifiéme May 1507. les Chirurgiens furent cités pardevant la Faculté de Médecine à certain jour, fur ce qu’ils ordonnoient des difteres, apofemes, médecine, tout ainli que les Médecins. Pasq.uier Liv, chap, 51,