de la Chirurgie. 115
Chirurgiens leur abandonnaient entièrement le traitement des maladies internes. C’etoit le traitement de ces maladies qui avoît été, félon Pasquier, le fujet de l’inutile citation, qui expofa la Faculté à la rifée publique. Pour tarir une fource de troubles qui re- naiffoient continuellement, pour étouffer tout à coup une cabale qui vouloit livrer notre Art à des mains il indignes, c’eft - à ~ dire aux Barbiers, les Chirurgiens voulurent bien fe dépouiller ( a ) d’une prérogative de leur Profeflion, c’efl-a-dire qu’ils laifferent entièrement aux Médecins les maladies internes. Ils jurèrent exprefîement de ne point prefcrire de remèdes pour ces fortes de maladies, dans des cas où ils n’y feroient pas forcés par la néceffité. Un tel ferment ne fuppofoit pas des droits qui appareillent aux Médecins > il eut été inutile, fi les loix eufTent interdit aux Chirurgiens le traitement des maladies cachées dans l’intérieur des corps. Il n’étoit donc qu’une confirmation libre des promelfes des Chirurgiensi cette confirmation étoit même conditionnelle & réciproque y elle n’avoit la force d’un engagement que lorfque les Médecins étoient fidèles à leurs conventions. Ce ferment n’étoit donc pas un de ces fermens qu’on peut appeller ferviles, & qui font plutôt des homma-
rurgiens ne preferiroient point de Temédes, parce que les receptes ap- partenoient à la Faculté, cela doit s'entendre des remèdes pour les maladies internes .
(a) Ceux qui promirent d’abandonner le traitement des maladies internes furent Guillaume Nour- ry, Claube Belin, Guillaume
Royer, Thomas de Fontrail- les. Âegiftre C. pag. 42. Cette pro~ ^meffe étoit conditionnelle, elle ne fut faite que parce que les Médecins s’engagèrent à ne plus favorifèr les Barbiers. Comme ils fe lièrent; enfemble bientôt après, ks Chirurgiens ne furent plus tenus d’ob~ , fer ver leur promefTe,.