îi£ Recherches sur lorigine en étoient indignes, & par conféquent la ravir à celles qui pouvoient feules lexercer. Ces tentatives odieufes navoient jamais réuffi, mais dans lobfcurité Sc dans lembarras des difcuffions, les Médecins avoient tou­jours fait quelques progrès. Les circonftances leur pa- rurent enfin plus favorables, ils crurent quils pou­voient faire éclater leurs projets fans aucun ménage­ment pour les Chirurgiens. Deux avantages que leurs intrigues avoient préparés paroiffoient les affurer du fuccès : dabord les Barbiers, qui étoient leurs troupes auxiliaires, étoient agguerris* par leur commerce avec les ennemis de la Chirurgie, ils avoient appris à la dé­pouiller , ou plutôt à la déchirer : à cette reffource, que les Médecins trouvoient dans les Barbiers inftruits, fe joignoit lautorité du premier Barbier du Roy ; il étoit toujours le premier aéleur dans les difcuffions: foit que fon union avec des Doébeurs flatât fa vanité, foit que fes vues euffent pour objet un intérêt plus réel, il étoit entièrement dévoué à la Faculté, ôc par confé­quent vivement animé contre les Chirurgiens.

Soutenus par de tels fecours, les Médecins ne garder rent plus de ménagement 5 les Barbiers qui étoient ani­més par leur follicitations, tentèrent de fe révolter con­tre les Chirurgiens leurs Maîtres. En 1505. ils saffem- blerenr, dit-on, avec les députés de la Médecine : pleins de reconnoiffance, ils rappellerent les fecours fraudu­leux quils avoient reçus de la Faculté, ils remercièrent les Doéleurs de leur zélé, ils les fupplierent de conti­nuer leurs leçons * enfin pour affermir cette école élevée contre la Chirurgie, il fut paffé, dit-on, un Contrat, les intérêts des Médecins ne furent pas oubliés. Les