de la Chirurgie. 115
ajoutent de nouveaux privilèges à ceux dont la Chirurgie jouiffoit depuis fi long-tems. Les Edits de ces Princes font des menu mens de Peftime Ôe de la confiance que le Public accordoit aux Chirurgiens : le Parlement a revêtu ces Edits de toutes les formalités', il y a mis, pour ainfi dire, le caraéfére ôc le fceau de Pau- îhenticité, & en a ordonné l’exécution par Penregiftre- ment. Voilà donc la fondation de S. Louis toujours fou- tenue par l’autorité Royale ; les droits des Chirurgiens font confirmés à chaque nouveau régné; le Parlement affermit ces droits, & en forme des loix ; Pefpace de plus de trois fiécles donne à ces loix la force des loix les plus — anciennes. Dans tous les Edits qui règlent la Chirurgie, on ne daigne pas faire mention des Médecins : on les " regarde par conféquent comme étrangers à cet Art, il ^ ne paroït pas même par aucun monument que la Faculté de Médecine fût intéreffée dans ces Edits ; elle ne - fatigua ni les Juges, ni les Chirurgiens, par des oppofi- tions ou par des prétentions. Pourquoi à la fin du quatorzième fiécle les Médecins fe reveillent-ils donc de leur affoupiffement ? Pourquoi avancent-ils que tant d’Edits de nos Rois font fubreptices, que les enregif- treînens font furpris àz inutiles?
Mais nous Pavons déjà remarqué : les Médecins ne cherchoient que des prétextes; ils ne perdoient pas de vue leurs premiers deffeins, c’eft-à-dire qu’ils travail- loient toujours à ruiner la Chirurgie; ils prétendoient, comme nous l’avons prouvé, la livrer à des mains qui
mot les Edits de leurs prédécefo fours, & tous font enregifirés parle Parlement j le feul Edit de Louis
XII. parle feulement en général de» Privilèges accordés parles Rois pré- déceffeurs de ce Prince.
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