de la Chirurgie. siy

Jeux parties fe promirent par ce prétendu Contrat ce qui ne pouvoit leur appartenir. Pour saffurer les uns des autres, tous convinrent que les Barbiers feroient écoliers de la Faculté, quils feroient infcrits fur le Re- giftre du Doyen, que cette infcription ne feroit pas gratuite, que les Médecins préfideroient aux récep­tions, que les Afpirans feroient examinés par deux Do­cteurs y que ces Afpirans examinés, marqueroient leur reconnoilfance à ces Médecins, en donnant un demi, écu a chacun; quaprès leur réception ils payeroient- deux écus dor pour les leçons, pour les Meffes, pour lentretien de la Chapelle de la Faculté;* quils senga-^ geroient par ferment a ne preferire aucun remède interne , quils feroient bornés aux opérations ma­nuelles, quils auroient recours aux Doéteurs de la: Faculté pour traiter les maladies, quils nexerceroienr jamais la Chirurgie avec des étrangers. Aces con­ditions les Médecins promirent aux Barbiers de les, inftruire, de leur affurer lexercice de la Chirurgie> de détre leurs défenfeurs. Ceux qui nefoupçonnent point la bonne foi des Médecins, ne regardent cet A été que comme un projet de Contrat ; il na dautre réalité que celle que lui donnent les Regiftres de la Facultés il neft revêtu daucune autorité reconnue ; les deux, parties mêmes femblent lavoir également négligé' ou méprifé > car les Barbiers ne le regardèrent ja­mais que comme un engagement (a) fuppofé, ils.

(a) Ce prétendu Contrat fe trou­ve dans le Recueil joint aux Statuts de !a Faculté ; on en donne ici le précis exaét. Les Médecins eux- méraes ont bien fenti que cette pièce

nétoit pas authentique ; car dans le * L ivre de leurs Statuts, ils ont avoué quils ne pouvoient pas en repré tenter loriginal, pag. 47. Recueil* des pièces jujlificativ es >.