114 Recherches sur lorigine leurs droits étoient abufifs, que leurs privilèges avoient été obtenus par furprife, que la Faculté navoit pas été confultée fur ces privilèges, que cependant ils ne pou- voient être accordés à la Chirurgie fans être ravis àla- Médecine* que les Médecins dévoient donc être ap- pellés, entendus, défendus.

Selon une telle Jurifprudence les droits de toutes les Sociétés peuvent être anéantis*, ceux qui voudront les ruiner pourront dire comme les Médecins, quils nont pas été appellés* quen demandant des privilè­ges on en aimpofé aux Princes & aux Magiftrats. Mais pour mieux faire évanouir des difficultés fi frivoles, revenons en peu de mots à lorigine de notre Collège de S. Ccune. S. Louis fonde la Société des Chirur­giens*, Philippe le Bel perfeétionne cet ouvrage ébauché. Ce Prince ôc le Roi Jean foumettent tous les Afpirans à lexamen des Chirurgiens ; ils défendent lexercice de la Chirurgie à tous ceux qui nauroient pas été approuvés par ce Tribunal. Charles V. confir­me les Lettres patentes de fes Prédécdfeurs ; il renou­velle les anciennes défenfes, porte des loix févéres con­tre ceux qui refuferoient de fe conformer aux anciens Réglemens, attache les réceptions àla pluralité des voix, ne reconnoît dautres juges de la capacité des Barbiers ôc des Chirurgiens,que les Licenciés ou Maîtres en Chirurgie , accorde au Collège de S. Louis la moitié des amendes aufquelles feroient condamnés ceux qui voudroient fe fouftraire aux loix de ce Collège. Char­les VI. établit enfui te les mêmes ufages > Charles VII. Louis XI. &: Louis XII. (a) les authorifent, Ôc

C a) Dans chaque Edit de ces|[Princes, font rapportés mot pour