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plaintes ( a ) 8c leurs remontrances ; ils repréfentérent dabord à la Faculté , quils ne lui étoient pas étran­gers , quils étoient Elèves de lUniverfité qui les protegeoit; que leurs droits ôe leurs privilèges dévoient être relpeétés , que les Rois en étoient la fource 8c lappui, que les Magiftrats les avoient confirmés, que les anciens ufages les autorifoient , que ces droits étoient des barrières qui féparoient la Médecine 8c la Chirurgie, que lune des deux Profeffions ne pouvoit être aflujettie à lautre ÿ que cependant les Médecins formoient toujours de nouvelles entreprifes, eux qui dévoient fe renfermer dans leur profeffion , nenfei- gner que ce qui regarde les maladies internes, ne pas livrer par conféquent à des Elèves qui voudraient marcher fur les traces de Bourlon , lart des opéra­tions , lequel étoit interdit 8c inconnu à la Faculté.

Les Médecins navoient ofé jufques - avouer les

( jremieres entreprifes ; ils les déguiloient, 8c ils les co- oroient des apparences du bien public. Mais le Doyen Helin (b) trouva les excufes inutiles, il répondit par des reproches, ou plutôt par des accufations , aux plaintes des Chirurgiens : il foutint avec audace que

(*) Sous le deuxieme Doyenné de Maître Jean Avis, la Faculté étant aifemblée en lEglife de Saint Yves le troihéme Janvier 1505. fe préfenterent les Chirurgiens de Pa­ris ; & félon les Regiftres de cette Faculté, déclarèrent par lorgane de Maître Philippes Roger que les Chirurgiens étoient fondés en plu- fieurs Privilèges Royaux, au préju­dice defquels la Faculté avoit- foigné en donnant permiffion à

Bourlon dexercer la Chirurgie, la fuppliant que de en avant on nentreprît plus fur leurs anciennes prérogatives. Pasçuier pag. 8 69.

[b) A quoi Helin répondit, comme le plus ancien Médecin, que ces prétendus Privilèges avoient été obtenus par fubreption, & fous le faux donné à entendre des Chirur­giens les Médecins non ouis ni dé­fendus. Pasq.uier pag. 8

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