Recherches sur lorigine les auteurs de tous les défordres qui troublent la Chi­rurgie depuis fi long-tems. Ce ne font pas les direc­tions anatomiques feules que la Faculté a voulu con­fier aux Barbiers*, elle a voulu leur livrer la vie des hommes/elle a tenté fans aucun droit de les ériger en Chirurgiens i elle prétendoit former un Tribunal qui préfideroit aux réceptions, qui permetroit lexercice de la Chirurgie, qui approuveroit ou qui rejetteroit ceux qui fo préfenteroient pour être reçus Maîtres de cet Art. Sous le Décanat de Hèlin ( d ) elle prétendit don­ner à un nommé Bourlon un droit quelle navoit pas, cefl-à-dire le droit dexercer la Chirurgie ; mais cette tentative ne fervit quà en prévenir de femblables : elle fixa encore les droits quon vouloit ravir aux Chirur­giens. Bourlon ne put entrer dans la Chirurgie que par les examens {b) qrdinaires; il fallut livrer aux ProfefTeurs de 51 Corne les Lettres de la Faculté, en reconnoître linfuffifance ôt linjuftice, en recevoir dautres dans Je Collège de S. Louis.

De telles ufurpations contraires à toutes les Loix , troubloient la Chirurgie. Pour arrêter ce défordre les - Chirurgiens saffemblerent *, ils renouvelèrent leurs

( a ) Les Regiflres des Médecins portent que , die i4 J unit conclujît Facultés quod MAgifier Jacobus de Bourlon , haberet litteram qnomodo fuijjet admijfus per Facultatem adpra- üicmdum fub dtquo Magiflro FacuI- Saîîs.

( b) Bourlon fut obligé de le faire recevoir Chirurgien, parce que les Lettres de la Faculté devinrent inutiles; il intervint un Arrêt contre

lui, & il lui fut défendu de faire les fondions ordinaires des Chirur­giens de Paris. Regijlre C. pag. 40 <^41. On voit en cela deux choies, 1 Que les Médecins, contre les loix, savifoient de donner permif- lion au fieur Bourlon dexercer la Chirurgie. 2 Que les loix sélèvent contre eux pour détruire leur ou­vrage,

plaintes