i q 6 Recherches sur lorigine affociation étoit nouvelle, on pouvoir la regarder com­me une grâce qui ne fut accordée à la Faculté que par une indulgence qui parut convenable. Cécoit dans les écoles de Médecine quon faifoit la diffeétion, elle étoit deftinée a linftru&ion des Médecins ôc de leurs éléves ; il eût été fâcheux pour des Doéteurs de nêtre que des Auditeurs muets, ildevoit leur être permis de fe char­ger au moins du miniftere de la parole conjointement av,ec les Chirurgiens ; mais de cette permiflîon il senfuit que la difleélion étoit un travail inconnu aux Médecins, que lexpofition de la ftruéture des parties ne leur étoit pas moins étrangère (a). Les Barbiers ne firent donc que de vains efforts pour fe traveftir en Anatomiftes; ce fut inutilement quils voulurent appeller dans leur maifon les Médecins pour les y ériger en ProfefTeurs ; une telle ecole étoit inutile, les Barbiers ne pou voient entreprendre aucune opération, ils na voient pas be- foin pour fe conduire des lumières de lAnatomie; de telles connoiffances auroient donc été prodiguées à lignorance fans aucun fruit, elles nauroient été que des prétextes pour exciter de nouveaux troubles, elles

(a) En 1498. fous le Doyenné de Maître Bern \rd de la Vau- giere, les Compagnons Barbiers préfenterent leur Requcte à ce quil plût à la Faculté commettre quelque Dodeurpour leur enfeignerlAna- tomie dun corps qui leur avoit été promis par le Lieutenant Criminel ; à quoi soppofèrent les Chirurgiens, fbutenans que cela étoit de leur gibier, & étoient prêts dy vacquer. Sur cette oppofition, fut ordonné le treiziéme Décembre, que lAna­

tomie feroit faite par un Dodeur Médecin , quil lexpliqueroit tant en Latin que François, qui étoit toujours autant efbrecher lautorité des Chirurgiens, Pasquier pag, 8 69. Liv. 9. Cbap. 3 1. Nous trou­vons dans nos Régiflres que la Fa­culté de Médecine déclara que ce feroit un Dodeur qui feroit lexpli­cation , délirant ladite Faculté met­tre paix entre elle, les Chirurgiens, & les Barbiers, Regiflre C. fag, 4©,