de la Chirurgie. i05

qui ne connoifloienc que le rafoir de quelques emplâ­tres , ils voulurent connoître la ffiruéture du corps hu­main. Mais les leçons anatomiques étoient du reffiort des Chirurgiens ; toute diffeétion, comme nous lavons dit, étoit réfervée à leurs mains, il étoit donc diffi­cile de trouver dautres Maîtres-, les Barbiers crurent que fous les aufpices de la Faculté, ils pourroient sé­riger en Anatomiftes ; car les fecours ne leur étoient jamais refufés dans ce Corps : les Médecins à leur tour simaginèrent quétant Soutenus par lUniverfité, ils pourroient sengager avec luccès dans les entrepri- fos les plus injuftes contre le Collège de Chirurgie. Les Barbiers sadrefferent donc à leurs protecteurs déclarés, ils demandèrent quun Doéteur leur enfoignât lAna­tomie ; fous un tel Maître ils efpéroient de travailler eux-mêmes a la diffieétion, au lieu quils en étoient feu­lement fpeétateurs fous les Chirurgiens. Sûrs davance des intentions des Médecins, ils cherchèrent des cada­vres; le Lieutenant Criminel leur en promit un, il ne put le refufor a des follicitations fécretes ; mais les Chi­rurgiens rendirent fa promeffe inutile : fondés fur des droits inconteftables, ils soppoferent â cette nouvelle entreprifo; les Juges reconnurent la juftice de cette oppofition, cependant ils partagèrent, pour ainfi dire, le différend. Ce qui eft remarquable, ils ne permirent pas la diffieétion aux Barbiers, elle fut réfervée aux fouis Chirurgiens; on permit en même-tems â un Médecin dexpliquer la ftruéture des parties, Ôc cette permiffion ne sétendit quaux écoles de Médecine. Les leçons ana­tomiques furent donc partagées, ce(t-à-dire que les Médecins furent affiociés aux Chirurgiens. Une telle

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