ïc>4 Recherches sur l’origine u’acquirenc pas de droit fur ceux qui cultivoient la Chirurgie; car pourquoi ces Médecins-Chirurgiens n’auroient-ils pas confervé leurs privilèges ? Pourquoi lesPhyficiens adoptés par des Théologiens, par des Rhéteurs., par des Grammairiens auroient-iis emporté avec eux les droits des Médecins féculiers (4)? Aulïi eft-il certain que l’Univerfité ne changea rien dans l’exercice de la Médecine ; elle 11e prétendit pas la refferrer &; la borner dans les mains de nos anciens Maîtres : or, durant près de deux fiécles les loix leur confièrent toutes les maladies. Ces raifons retinrent d’abord les Médecins dans les bornes de la modération , mais ils déclarèrent enfin qu’ils prétendoient en ibrtir, que les ordonnances des remèdes pour les maladies internes leur appartenoient, que les Chirurgiens n’avoient pas le droit de preferire ces médicamens; que s’ils s’obftinoient.à conduire les maladies internes, leurs demandes feroient inutiles, c’eft-a-dire que la Faculté donneroit des Maîtres aux Barbiers.
Ces conteftations échauferent toujours les efprits ; les Médecins abuferent encore plus hardiment des droits de l’Univerfité. Sous le Décanat de Maître Jean de la Vaugiere, ils voulurent étendre encore leurs prétentions; les Barbiers les animoient toujours, ils flattoient la vanité des Doéteurs par la foumilhon ; eux
(a) Il y eut, comme nous l’avons cîémontré, deux fortes de Médecins , les uns étoient mariés, les antres Eccléfiaftiques ; les Ecclé- lialtiques entrèrent dans l’Lniver- Ilt-é. Or cette entrée dans ,une Société foavante effaçoit-elle les droits 3 $es Médecins Laïques ? Non fans
, doute, une telle prétention ne peut Ce prouver ni par le droit ni par le fait, l’un & Eautre dépofent pour les Médecins Laïques ; c’eft-à-dire, pour les Médecins - Chirurgiens, tels qu ecoient Lanfranc , Guillaume DE SALICET & leiUS SllC-
celTeurs,