de la Chirurgie. 103
un u(âge qu’ils établifloient infenfiblement, ils efpé- roient dans la confufion de transformer cet ufige en un droit réel} en aflujettiflant les Barbiers, ils croyoient s’emparer d’une partie de la Chirurgie : dans une partie de cet Art ris elpéroient de trouver une entrée dans l’autre pour y introduire leurs nouveaux élèves*, c’é- toient-là les defleins qu’on entrevit fe former, ôc qui ré- gloient toutes les démarches des Médecins. Mais leurs vues fécretes avoient encore un autre objet (a), l’ad- miniftration des remèdes n’étoit permife qu’à eux,, félon leurs prétentions > cependant les Chirurgiens les- prefcrivoient à leurs malades •, toutes les reffources de la Médecine étoient entre leurs mains i ils conduifoient non-feulement les maladies qui font l’objet de la Chirurgie, tous les dérangemens du corps, foit intérieurs foit extérieurs, étoient de leur reflorty l’Univerfité ne pouvoir pas leur enlever de tels privilèges, elle ne pouvoit pas donner aux Médecins un droit exclufifj les Chirurgiens n’étoient pas fournis à fes loix , ils étoient pour elle des étrangers qui ne reconnoiifoienr que les loix des Magiftrats y car la Chirurgie jouiffoit des libertés qu’avoit la Médecine avanrfon entrée dans l’Univerfité. Alors la Médecine étoit indépendante la Théologie ôc les Arts ne pouvoient pas lui preferire des régies ; les Médecins que ces Facultés s’affocierent,,
rurgiens étoient un oblïacle àlénrs defleins. Pour ruiner le College de S. Louis, les Médecins s’attachèrent aux Barbiers & prétendirent exercer la Chirurgie avec eux.
(a) Dans les Mémoires de M. Thierri le Cirier, Doyen de la Faculté, on trouve une preuve évi
dente de ce qu’on avance ici. Non tamen volebat Facultas abfolutè ac - quiefeere petitioni illi , nift etiam Do- mini Chirurgiet dejxjierenî ab ordina- tionibus recepearttm , ad Adagiftros Fa- cultatis t & non ipfos Chirurgicos fpe - frantibus. Pasquier , pag. 869* Liy, y* Chap. 31»