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chaniques des Barbiers, mais elles pouvoient féduire le Public, affoiblir la confiance due aux Chirurgiens, donner quelque luftre à un Corps toujours prêt à dépouiller la Chirurgie.
Les Chirurgiens entrevirent dans tous ces détours les fuites qui les menaçoient} pour ménager la paix, ils ne voulurent pas s’engager dans des procédures longues & embaraflantes qui aigriflent toujours les efprits. Les repréfèntations leur parurent donc préférables; ils s’affemblerent, & ils portèrent leurs plaintes à la Faculté : les Médecins ont confervé ces plaintes dans leurs Mémoires. Sous le Décanat de Maître Michel de Colonia la Faculté fut convoquée à S. Yves (a), pour entendre les plaintes des Chirurgiens. Dans le billet de convocation on leur donne un titre honorable *, les difputes & l’aigreur le firent difparoître dans les fuites, ou lui fubftituerent des injures', ce titre étoit celui de Domini, que la politeffe pédantefeue de ces tems-là ne prodiguoit pas.
Les Députés de la Chirurgie furent introduits dans l'Affemblée *, pour adoucir les reproches qu’ils dévoient faire, ils débutèrent par quelques complimens, ils demandèrent aux Docteurs leur amitié, &: même leur
(4) Le 17 Novembre 1491. la Faculté de Médecine fut aflemblée en l’Eglife de S. Yves, qui étoit Ion rendez - vous ordinaire en telles affaires, pour ouir la plainte de Mellieurs les Chirurgiens. Voici les termes du Regiftre des Médecins : Ad audiendam qu&rimonïam Dom't- norum'Chirurgieorum , ut ipfa digna - ï-stur eis prœjlare favorem in fuis pri-
vitegiis , & Jignanter contra Barbiton- fores t ficut promïferat eis , & quod graviter ferebant quoi altqui Magijïri ejufdem Facultatis expofuerant & declaraverant dittis Barbitonforibus anatomiam quandam ; legebant etiam difti Afagiftri Barbitonforibus l i h- GUA VERNÀCULA. PASQ.UIER pag.
8 68 . Liv. chap. $ i.
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