5)8 Recherches sur l’origine fecours? ils leur recommandèrent nos privilèges, ils les prièrent d’être les défenfeurs des Chirurgiens contre les Barbiers, ils rappellerent l’ancienne union des deux Corps, les promeflès & les engagemens même 'de la Faculté. Après ce difcours flatteur, que l’intérêt &: les circonftances diéloient, vinrent les reproches Ôc les plaintes : »ce qui nous touche le plus vivement, » dirent les Chirurgiens, c’eft la proteélion que vous >3 accordés aux Barbiers ; vos Doéteurs deviennent leur » pédagogues fécrets, ils leur font des leçons, ils leur w enfeignent quelque partie de l’Anatomie, ils avili^f- w fent la Médecine, en donnant en langage vulgaire » des préceptes qui n’avoient été expliqués qu’en » Latin. « A des reproches fi juftes, les Chirurgiens pou voient ajouter qu’il étoit honteux pour les Méde- . cins de choifir des éléves fi indignes d’eux ces éléves -^ne pouvoient porter les mains que fur les furoncles?
- on ne leur permettoit que l’application de quelques „ emplâtres, comme nous l’avons déjà remarqué y ce
- n’étoit donc que fur ces furoncles, & fur ces applica-
- tions empyriques des emplâtres, que les Médecins pouvoient inftruire les Barbiers.
Des leçons fur d’autres fujets auroient été inutiles, elles auroient même mérité une punition févére ; car n’auroient-elles pas perfuadé aux Barbiers qu’ils pouvoient les fuivre? Par conféquent n’auroient-elles pas été des confeils, des follicitations & des moyens pour violer les loix ; les Médecins qui s’érigeoient en Pro- fefleurs des Barbiers, ne pouvoient donc leur enfei- gnër qu’a panier des clous, qu’a appliquer proprement des emplâtres fur quelques playes qui ne méritoient