s>6 Recherches sur l’origine toutes les rues. Cette loi, qui étoit fi jufte, parut trop dure aux Barbiers, ils renouvellerait leurs intrigues pour l’éluder ou pour l’annulla; leurs plaintes ou leurs difcuffions furent portées devant plufieursTribunaux, mais enfin les Lettres Patentes de Charles V. furent confirmées, on conferva aux Barbiers tous les droits quelles leur accordoient {a)\ cependant ils'furent toujours fournis aux examens des Chirurgiens. Les chefs du Collège de S. Louis étoient les feuls maîtres & diftributeurs des privilèges des Barbiers, ils choifif- foient les Afpirans qui méritoient d’en jouir.
— Ce fut dans ce Corps que les Médecins chercherait (b) des Àdverfaires aux Chirurgiens; ils anime-
^rent fécretement les Barbiers, ils les attirèrent par des
— efpérances de par leur protection; ils leur firent d’a-
—bord quelques leçons (c) diétées par l’animofité Ôc
— par la jaloufie. Par ces inftruétions, ils préparoient à la Chirurgie des ennemis plus redoutables : il eft vrai qu’elles n’a voient d’autre objet que les exercices me-
( 4 ) Par Sentence du quatrième jour de Novembre, fut permis aux Barbiers de jouir des privilèges à eux o&royés par les Lettres du Roy Charles V, de laquelle Sentence les Chirurgiens appelèrent & relevèrent leur appel en la Cour de Parlement, qui lors féoit fous l’autorité du jeune Henry, foi dilànt Roy de France & d’Angleterre; & par Arrêt du 7 Septembre 142 5. il fut dit qu’il avoit été bien jugé, mal & làns grief appellé ; l’Arrêt fut prononcé en Latin, ainfi que portait la commune ufance. Pasquier itS. idem .
(b) Nous trouvons que dans tou
tes les querelles des Barbiers avec les Chirurgiens, les Barbiers font foutenus par les Médecins.... De- puisce tems-là, dit Pasquier, les Barbiers affiftés de l’autorité des Médecins provignerent grandement au préjudice des Chirurgiens.... & parce que ms Ancêtres fe faifoient ordinairement non tondre, ains ra 'tre leur barbes en quoy le rafoir étoit nécejfaire aux Barbiers , aujft commencerent-ils de s’apprivoifer du Médecin. Pasquier pag. 868. Liv. 9. ch. 3 1.
(c) Cela eft prouvé par les Re- giftres des Médecins, qui furent communiqués à Pasquier par le Doyen de la Faculté.
cha nique