de La Chirurgie.

venons de parler, mais elle partage en quelque chofe lexercice de la Chirurgie, ôc ce partage ne peut être juftifié que par lautorité *, car les Barbiers nétoient, pour ainfi dire, que les domeftiques des Chirurgiens,

f >uifqueles faignées feules quexigent les cas prelfanS' eur étoient permiies avec celles que prefcrivoient les Phyficiens. Or, à ces mêmes ouvriers, on livre par un Arrêt une petite partie de la Chirurgie : ce qui nétoit dabord quune licence pernicieufe devint un droit. Il eft vrai que les examens furent toujours- fervés aux Chirurgiens, & non à dautres j la fource* de la Chirurgie fut confervée dans le College de S. Louis; mais on fit une brèche aux droits de ce College', on permit à des gens qui dévoient feulement obéir, dagir deux-mêmes & fans les guides qui pou- voient feuls les conduire : cette innovation fut donc un renverfement de lordre établi, aufll fut-elle défa-- prouvée des plus grands Magiftrats ;ils voyoient que les * fuites nen pouvoient être que facheufes, que plufieurs malades feroient livrés à lignorance & à la téméri­. Pour prévenir ce défordre, le Prévôt de Paris (a) voulut faire rentrer les Barbiers dans leurs fondions > pour les y fixer il fit une Ordonnance, qui malheu- reufement devint bien-tôt inutile; il leur défendit tout exercice de la Chirurgie, & la défenfe fut publiée dans

(a) Comme le quatrième jour de

May 14x3. les Chirurgiens euflent

obtenu Commiflion portant défen-

fes généralement à toutes perfonnes de quelques conditions quils fuf-

fènt, non Chirurgiens, même aux .. Barbiers dexercer ou eux entre­

mettre au fait de Chirurgie > & que cela eut été proclamé à Ton de trom * ^ pe & cri public ; les Barbiers sy étant oppofés, linftance prit traie pardevant le Prévôt de Paris Pasqujer p. 6 8 5. édition de 1633* ^ Liv. 9, chttf* 3 2»