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falloit encore que les Afpirans fuffent autorifés dans leurs fondions par notre Doyen 6c par nos Prévôts : on leur accordoit dans le College de S. Louis des Lettres {a) où l’on voit également la fupériorité des Chirurgiens 6c la dépendance des Barbiers. La forme de ces Lettres accordées toujours par les Chefs de la Chirurgie s’eft confervée dans nos Regiftres j mais il eft certain qu’elles ne donnoient pas aux Barbiers une liberté entière dans leurs propres exercices •, elles ne les livroient a eux-mêmes que lorfqu’ils étoient feuls (h)\ ils rentroient en tout dans la dépendance
(a) Voici quelles étoient les Lettres qu’on donnoit aux Barbiers: » A tous ceux qui ces prélentes » Lettres verront, Nous Prévôt & » Doyen du Collège & Faculté des Maîtres & Profèfifeurs en Chirur- ?> gie dans I’Univerlité de Paris, & j> autres Maîtres dudit Collège, la - » lut ; Sçavoirfaifons, & par cef- » dites préfentes certifions à qui be^ » foin fera, que nous avons bien » interrogé , examiné, & faitopé- 5> rer, c’eft - à-dire ti availler par pl u- » lieurs jours N. N. Barbier Chi- ?» rurgien fur toutes & chacunes » chofes fur lefquelles on a coutu- 35 me d’interroger ceux qui afpirent 33 à être Barbiers Chirurgiens ;auf- 3> quelles queftitms & interrogatsil 33 a dignement répondu & fatisfait : » pour raifon de quoi nous l’avons 3> jugé capable d’être admis au nom- 3> bre des Barbiers Chirurgiens, & 33 lui avons donné pouvoir d’exer- cer l’Art de Maître Barbier Chi- 33 rurgien , tant en cette Ville de 33 Paris, que par tout le Royaume, » avec mêmes honneurs, franchi-
>3 Tes, privilèges, libertés , autorité, n pouvoir & autres droi' s fembla- » blés dont jouilfent tous les Maî- » très Barbiers Chirurgiens de cette » Ville : En témoin de quoi nous >3 avons ligné ces préfentes, & icel- » les fait appofer le grand fceau de >3 notre Faculté. Fait à Paris.... au >3 Collège de Chirurgie.
(b) Selon une Ordonnance de Charles V. c’étoit feulement au défaut des Chirurgiens qu’on s’adref- foit aux Barbiers pour les chofes qui leur étoient permifes : Ils font envoyés guerre , dit cette Ordonnance, par nuit à qrand befoin en défaut des Mires & Surgiens de laditte Ville ; enfin nous voyons par nos Regiftres & par les anciens Statuts, que dès que les Chirurgiens paroilfoient auprès des malades, ils ne permettoient aux Barbiers que ce que l’on permet aux Aides & aux Apprentifs. Voici comment s’énoncent ces Statuts : Item quod nullus fwe Magifter, fwe Bachaloreus , patientem quemcùm - que cum Barbitonforibus viftabit, niji fond, a ut bis ad fummum pradifti
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