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de la Chirurgie. îj

que la Médecine a été fi unie à lEglife, les Phyficiens nont pas troublé la Chirurgie. Mais (a) depuis que le Cardinal dETOUTEViLLE leur eut donné des femmes au lieu de Bénéfices, leur ambition fe réveilla, elle pourfuivit les Chirurgiens (ans relâche, ôc elle retarda par des difpuces opiniâtres la perfection de leur Art.

Les progrès de lUniverfité favoriferent les entre- prifes des Phyficiens > le tems lui avoir donné un nou­vel éclat ôc une nouvelle autorité ; dans un fiecle elle feule soppofoit au progrès de lignorance, elle fut dépofitaire de toutes les fciences, il ne fut plus permis de les apprendre hors de fes murs, on ne fut reconnu fçavant quaux titres quelle accordoit.

Ce fut alors que la Faculté séleva contre les Mé­decins-Chirurgiens, fa jaloufie ne refpeéta ni les an­ciens ufages ni les loix qui les appuyoient i aveuglée par une haine que l'intérêt avoit excitée, elle ne vit plus dans les Chirurgiens que des rivaux odieux ôc des ufurpateurs. Animés du même efprit, tous les Phyfi­ciens qui la compofoient foutinrent hardiment quils étoient les Chefs, &*les feuls Maîtres de toute la Mé­decine y ce fut apparemment dans cette idée quils re­prirent le nom de Médecins. Nous ne leur donnerons que ce nom déformais, ôc nous nommerons feulement Chirurgiens ceux qui cultivèrent la Chirurgie (b),

decins laïques, ceft-à-dire les Chi­rurgiens, a la Faculté des Phyjîcïens^ En ce temps- même furvint un diffé­rent entre les Médecins Chirurgiens & les Phyficiens ; notre S . Pere le Pape , qui regnoit alors , envoya une Bulle pour accorder lefdits Phyficiens; avec nous autres Chirurgiens j. cette.

(a) La réforme du Cardinal dE- touteville fe fit en 1452.6c la première querelle des Médecins & des Chirurgiens arriva en 1491.

(h) Il paroît par nos Régiftres que la méfintelligence des Méde­cins ôc des Chirurgiens commença lorfque le Pape voulut unir les-

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