Recherches sur l’origine cTEtouteville entra dans leurs idées, il trouva une biiarrerieimpie (a) dans les anciens ufages, qui fuppo- foient que les femmes 6 c la Médecine étoient fî incompatibles; fes décifions ouvrirent la Faculté en 1452. aux Médecins mariés. Depuis ce tems-là, les Chaires où le mariage leur défendoit de monter, ne leur furent plus interdites. Il eut été bien à fouhaiter pour la Chirurgie que les Médecins euflent été plus fideles a leur première inftitution. Ils étoient Prêtres dans les commencemens, comme nous l’avons remarqué, du moins le pouvoient-ils devenir aifément. La loi du célibat qui leur étoit impofée, leur confervoit toujours l’entrée dans l’état Ecclefiaftique; ainfi la Médecine qui pouvoit leur donner des biens 6 c du crédit, l’Eglile qui leur permettoit d’afpirer a des Bénéfices, leur afTuroient une double reffource. Auflï du foin des maladies du corps paffoient-ils aux charges qui leur conhoient les maladies de l’efprit (b). La Médecine les conduifoit fouvent aux Bénéfices les plus riches, 6 c les plus honorables. Parmi les Evêques on trouve beaucoup de Médecins; les autres Dignités de l’Eglife étoient fouvent des récompenfes du fçavoir ou des intrigues de ces Eccléfiaftiques fi finguliers. Ce qui eft fort remarquable, c’eft que durant tout le tems
(a) Fétus Statut uni quo conjugati à regentia in Facultate Medicitupro- hibentur , impium & irrationnabilere futantes ( cum eos maxime ad ipfam Facultatem docendam & exercendam admitti deceat ) corrigentes & abro~ gantes i fancimus detnde conjugatos, fi docîi & fujficientes appareant & morum gravit aie ornait, ad regendum in dicta
Facultate admittendos ; nijî eos le - vitas aut vitium aliquod indignas red - dat. Réformation de l’Univerfité de Paris.
CO On peut voir dans l’Hiftoi- re de la Médecine, par Bernier & dans d’autres Ouvrages , des preuves de ce que nous avançons ici.