Cd Recherches suk l’origine nos premiers Maîtres à publier fes leétures (a). Il y trouva fans doute des inftruétions dignes des Médecins mêmes : on ne fera donc pas fur pris fi des Doreurs étram gers s’affociérent à la nouvelle Académie. Lanfranc Médecin de Milan, ôc Guillaume de Salicet Pro- fefl'eur de Verone y briguèrent des places. Des Ec~ cléfiaftiques ne dédaignèrent pas d’y entrer {b) pour exercer notre Art. Jean le Comte Chanoine d’A-, vranches fut Profèffeur dans nos écoles. Robert Morillon Chanoine de Paris fut choifi dans notre Société pour être Chirurgien d’un de nos Rois. Sur les traces de ces grands Hommes, on vit des perfon- nes diflinguées par leur rang ôc par leur naiffance. La Chirurgie fut donc illuftrée par les travaux, par les talens ôc par les dignités de ceux qui la profeffoienr, fi elle ne fut pas adoptée par les, autres Facultés, elle n’en fut pas moins eftimée du Public (c).
( a ) Lanfranc chafle de fa patrie , comme le dit Guy de Chau- li AC, trouva une relïource en France .-voici ce que Lanfranc lui-même dit là-delfus : Dmec Lugduni fu~ fra Rhodanum moram trabens rogatus \ qtioddam de Chirurgia facere compendium, tandem defideram Parijîusdiftis continuis pervenire curis , quas libero rum educationis , cura profequt compeL lebar , per diverfa regni laça vocatus annis pluribus fwe detentus , demum artno gratta millejtmo ducentejimo no- nagejimo-quinta perveni Parijîus , ubi tantam & talem habui comitivam , qu*- lis & quanta centejima parte non fum dignus.Ibique rogatus ' quibufdam Do tninis&jPfag 'tftris, & fpecialtter a viro
venerandoMagiftroJoAïixz dePas-
[ s àvan t o Adagijlro Magifirorum Medicina , necnon a quibufdam val cru tibus Bacbalaureis omni dignis honore , quod ea qua de raùonibus Chirurgia legendodicebam , & meum operationii modum & expérimenta quibus utebar 9 in fcriptis ad communem militâtem compilarem, oms ajfumpjt, Lanfranc. Traftat. 5 < *. cap. 6 p . Il pa- roît par ces titres, Magiftro Adagi- (lrorum i qu’on donne à Passavant, que ce Médecin étoit le Doyen dé la Faculté.
(b) A ces Hommes illuftres on peut ajouter Gilles Desmoulins Chanoine de Paris, lequel mourut le 1 2 Novembre 1535.
(O Les trois conlidérations, par jmoi ci-defius touchées, nous enfei-