de la Chirurgie.

Lopinion favorable quon avoic de cet Art en France fe répandit dans les pays étrangers. Les Papes voulurent que la Société qui le cultivoit avec tant de Luccès fut érigée en Faculté, (a) Deux Bulles, monu- mens refpeébables du mérite de nos anciens Chirur­giens , fembloient leur afîiirer le rang ôc les privilèges des autres Sçavans. Mais la première, qui eft fort an­cienne, fut fupprimée par la jaloufie ôc par lopiniâ­treté des Médecins. Cependant malgré leurs intrigues * ôc malgré les efforts quils firent pour avilir la Chirur­gie. elle fut toujours la rivale de la Médecine} elles marchèrent lune à coté de lautre avec de femblables honneurs. A ne juger de ces Sociétés que par les dehors, on nauroit pas cru quelles fuflent deux Sociétés diffé­rentes *, leurs exercices avoient la même forme ; les étu­des étoient dirigées par les mêmes régies*, les Afpirans étoient fournis aux mêmes examens ; on leur accordoit- les mêmes grades ôc les mêmes titres ; enfin les mêmes cérémonies terminoient les études ôc les réceptions. Dans le détail des ufages établis par les anciens Statuts de la Chirurgie, on verra tous les ufages ôc la difeipline de TUniverfité.

Si lEglife de Notre-Dame fut, félon Pasquier, la Mere des Sciences (b)> la Chirurgie luidevoit fon ré­

gnent quindubitablement les Chi­rurgiens nétoient du Corps de TU- niverfité, ni pour cela il nen furent pas moins priles par nos Prédécef- . leurs. Pasquier, pag. 862.

(rf)Nous parlerons ailleurs de cet­te Bulle qui a été lue par M. Job lot Médecin de la Faculté, & qui eft, félon nos Regiftres, parmi les titres

de TUniverfité , lous l'Autel de la Chapelle du Collège de Navarre.

( b ) Quoique les Chirurgiens, dit Pasquier , ne biffent ennom- brés au Corps de TUniverfité, ils tâchèrent de sen approcher : pre­mièrement ils firent vérifier leurs Statuts les plus anciens pardevant lOfïicial de Paris : Anno Domiui

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